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8 ESPRIT DU CODE NAPOLÉON. Liv, L® Tir. V. familles par une postérité légitime. En vain diroit-on qu'il se contracte des mariages sans espoir de postérité : ces mariages , heureusement peu communs, tolérés plu- tôt que permis, empêchent pas que le but principal du mariage soit tel qu'on vient de l’annoncer » (1).
Ces raisons, que la Section rappela au Conseil d'état (2), lavoient décidée à supprimer l’article.
Elle ajouta « qu’en thèse générale, elle respectoit la règle, omnis definitio in jure periculosa ; et que dans l'espèce particulière , elle avoit cru que la définition n’étoit pas d’absolue nécessité » (3).
Le Conseil d'état partagea cette opinion, et, sans donner la définition du mariage, il s’est occupé des dis- positions nécessaires pour le régler.
I] importe d'en faire connoître précisément la
matière.
Quelle est la Matière de ce Titre,
TroIs sortes de dispositions sont nécessaires rela-
tivement au mariage. HI faut régler, 1° Ce qui n’est qu'extrinsèque , c’est-à-dire, ses
formes et celles des titres qui le constatent ;
desremnmer
: (1) Observations de la Cour d'appel de Paris, page 30. — (2) M. Réal, Procès-verbal du 26 fructidor an 9, tome Î,°7, p. 230.
— (3) Ibid.
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