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Tome Troisième (1807) Contenant Le titre du Mariage
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14 ESPRIT DU CODE NAPOLÉON. Liv. Le Tir. V.

semble faire dépendre leur bonheur d'une suite dévé-:

nemens incertains, dont le résultat se présente à l'esprit comme le fruit dune bénédiction particulière. C'est

dans de telles occurrences que nos espérances et nos

craintes ont toujours appelé les secours de la religion, établie entré le ciel et la terre pour combler l'espace immense qui les sépare » (1).

Mais la religion ne forme ni le contrat naturel ni le contrat civil; elle se borne à les bénir. « Elle se glorifie ellè-même davoir été donnée aux hommes,

_non pour changer l'ordre de la nature » (2 }, ni l'ordre.

la société, « mais pour les ennoblir et pour les sanctifier » (3).

Il a existé des temps lon navoit pas des notions aussi précises relativement à l'influence de Îa religion sur le mariage; et c'est alors qu'est née l'idée que cétoit un contrat purement ecclésiastique.

Cette erreur ne doit être imputée quà la forme de la législation d'alors. « Sous lancien régime, les institutions civiles et les institutions religieuses étoient intimement unies. Les magistrats instruits reconnois- soient quelles pouvoïent être séparées ; ils avoient de- mandé que l'état civil des hommes füt indépendant du culte qu'ils professoient. Ce changement rencontroit

{1) M. Portalis, Exposé Fa motifs, Procès-verbal du 19 ventôse an 11, tome Il, page sos et So6.(2) Ibid, , page ÿo6. (3) Ibid.

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