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Cette reflexion s'applique également aux discours prononcẽs dans le Tribunat et devant je Corps legis- latif. Si le projet de Ioi n'a pas ẽprouvé de contradic- tion, ces discours ne sont que des exposes de motifs. Ils conservent ce caractère, mẽme iorsque la joi a Ete combattue, car ils demeurent toujours dans une cer- taine gẽnẽralité; ils ne s'expliquent avec quelque dẽètail que sur les dispositions contestẽes; encore les develop- pemens ne peuvent-ils pas ẽtre portès aussi loin que dans une confẽrence familière.
Il faut donc joindre la meditation des procès verbaux à celle des exposes de motifs et de la discussion so- lennelle. C'est la qu'on trouve les divers systèmes qui ont eté proposes, ies raisons qui ont fait prèfẽrer Fun à Fautre, les motifs de chaque disposition de deétail, l'etendue qu'on a voulu lui donner, les fausses conse- quences qu'on n'a pas voulu admettre, les remèdes qui ont etẽ indiquès pour lever les difficultẽs d'exẽcution, ces explications jaconiques, ces traits de jumière qui, d'un mot, dissipent les doutes et préviennent les proces (1); enfin, tous ces détails que le GoNsur. CAMBAcRREs regardoit comme si importans; cest la
(¹) On n'en citera que deux exemples. Lun est la manière dont le mot ayris dans l'art. 1.er du Code civil, a été expliquè / Voyeꝝ Procèsverbal du 4 fructidor an 9, tome Ler, p. ræy) l'autre, 'explica- tion de ces mots, Iois de police et de lrets, qui se trouvent dans fart. 3
Voer Procẽs verbal du 14 thermidor an 9, 7ome T.er, page 49 .


