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SECT.[.'e II. PART. Droit de Correction. 621 les supporter.« Comme Îe père peut être pauvre, disoit-elle, et que néanmoins l'État a intérêt que son enfant soit corrigé, il conviendroit qu’en ce cas l'État lui-même se chargeât tant des frais que des alimens, en totalité ou en partie, d’après un certificat d’indi- gence que le père rapporteroit: en totalité ou en partie; car il ne faudroit pas non plus que Îe père fit enfermer son enfant pour s’en débarrasser, en le mettant à la charge de P'État; il faut que le père fasse ce qu'il peut, et que l'État supplée seulement à lin- suffisance de ses moyens»(1).
Cette proposition n’a pas dû être admise.
Les fautes par lesquelles le fils peut mériter la détention, ne sont pas du nombre de ces délits graves qu'il faut poursuivre à tout prix, sous peine de com- promettre l’ordre public. L'intérêt que peut avoir l'État à ce qu’elles soient réprimées est de la même nature, ou plutôt est une suite de l'intérêt plus gé- néral qu'il doit prendre à ce que les enfans soient bien élevés, à ce que les inclinations vicieuses qu'ils peuvent avoir soient de bonne heure contenues, à ce que leurs habitudes soient dirigées vers la vertu.
Mais si cette sorte d'intérêt n’est pas un motif pour charger le trésor public des dépenses nécessaires à l'éducation de tous les enfans dont les pères sont
(1) Observations de fa Cour d'appel de Paris» Page 74.


