614 ESPRIT DU CODE NAPOLÉON, Liv. I. Tir.IX.Cu. IN. que Îles deux plus proches parens paternels soient consultés, il exige leur concours à la réquisition, c’est-à- dire, qu'il veut que la réquisition ne puisse être faite que par les trois personnes qu’il indique. Les parens paternels deviennent ici les premiers juges, etils sont des juges d’autant plus sûrs, qu'ils voient de près la conduite de lenfant, le caractère et la situation de la mère.
Cependant qu’arrivera-t-il lorsque l'enfant n'aura pas de parens paternels? La mère perd-elle le droit dé correction!
L'article 381 paroît le supposer, car la disposition est limitative. Il dit, en effet: La mère NE pourra faire détenir un enfant QU'avec le concours. Il résulte de cette rédaction, que, lorsque ce concours est impos sible, la détention ne peut avoir lieu.
Au reste, cette restriction n’auroit rien d’injuste. La loï pouvoit refuser à la mère le droit de correc- tion; elle peut donc le modifier par les conditions qu’elle juge convenables; et peut-être que celle dont il s’agit ici doit être regardée comme une garantie tellement essentielle, que, quand elle manque, le droit de correction seroit souvent une arme dange- reuse dans la main des mères, sur-tout par rapport à leurs filles.


