28 ESPRIT DU CODE NAPOLÉON. Liv. Let Tor. VI. ment présentés par les différens auteurs qui ont écrit sur cette matière»(1).
« Les uns ont parlé du divorce comme d’une insti- tntion presque céleste et qui alloït tout purifier; les autres en ont parlé comme d’une institution infernale et qui acheveroit de tout corrompre; iéi le divorce est le triomphe; PR cest ja honte de la raison. Si nous croyons ceux-Ci; l'admission du divorce devoit désho- norer le Code; ceux-là prétendent que son rejet eût Taïssé ce Code dans un état honteux d'imperfection»(2).
Mis il faut entrer dans le détail des raisons qui ont
fait embrasser deux opinions si contraires.
« On a dit, pour lédivorce, qu'on ête toute la dou- ceur.dumariage, en déclarant sonindissolubilité; que pour- vouloir irop' resserrer Je nœud conjugal, on Vafloiblit; que les peines domestiques’ sont affreuses, quand on wa rien de plus consolant devant les yeux que leur éternité; que[a vie de deux époux qui ne s'entendent pas êt qui sont inséparablement unis, est que les mœurs sont com
perdue pour la postérité; l'assortis qu'il est im-
promises par des mariages ma 108sible dé rompre; qu'un époux dégoûté d'une femme , ss; Lir l'ob
éternelle, se livré à un commerce qui, sans remplir l'objet
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(1) Discours préliminaire du Projet de Code civil, page xxx,— (2) M. Treilhard, Exposé des motifs, Procès-verbal du 19 ventôse
an ir, tome Îl, page S4 7e


