L'e QUESTION. Le Divorce deyoit-il étre mainténu en France! 27 liberté individuelle dont un engagement indissoluble seroit la perte(1),
On a pensé aussi-que le divorce;; en lui-même, est une institution si essentiellement bonne, que tout Législateur sage doit se hâter de l’accueillir.
L'une et l'autre opinion sont des erreurs qui vien- nent de la fausse manière de voir l'institution du divorce.
TI.« Ce n’est pas la liberté constitutionnelle qui en est fa base; car elle ne donne point de droits arbi- traires: elle n’existe au contraire que lorsque l'usage de la liberté individuelle est soumis à des règles qui l'empêchent de troubler l’ordre public; et voilà pour- quoi la loi permet et défend»(2).
Ainsi, en traitant la question dans ses rapports avec
la liberté civile, on l’envisageoit sous des rapports qui n'existent point,,
IL. I étoit également impossible de se déterminer par l'utilité du divorce, car cette institution n’est pas d’une bonté absolue,
Pour s’en convaincre, il est utile de se rappeler les raisons par lesquelles le divorce considéré en soi a été attaqué et défendu.
« Ses avantages et ses inconvéniens ontété diverse-
(4) Préambule de la loi du 20 septembre 1792.—{2)M, Portalis, Procès-verbal du 14 vendémiaire an 10, some sr» page 298,


