Teil eines Werkes 
Tome Quatrième (1807) Contenant Le titre du Divorce
Seite
29
Einzelbild herunterladen

17e QUESTION. Le Divorce devoit-il être maïnsenu en Frauce! 19 du mariage, n'en représente tout au plus que les plaisirs; que les enfans nont pas plus à souffrir du divorce, que des discordes qui déchirent un mariage malheureux; quenfin, l'indissolubilité absolue est aussi contraire au bien réel des failles quau bien général de lÉtat.

» On a répondu d'autre part, qu'il est dangereux d'abandonner le cœur à ses caprices et à son incons- tance; que lon se résigne à supporter les dégoûts domestiques, et que lon travaille même à les préve- nir, quand on sait que lon na pas la faculté du divorce; qu'il ny a plus d'autorité maritale, d'autorité pater- nelle, de gouvernement domestique, cette sfa- culté est admise; que la séparation suffit pour alléger les désagrémens de la vie commune; que le divorce est peu favorable aux femmes et aux enfans; qu'il menace les mœurs, en donnant un trop libre essor aux passions; quil ny a rien de sacré et de religieux parmi les hommes, si le lien du mariage nest point inviolable; que la propagation régulière de l'espèce humaine est bien plus assurée par la confiance de deux époux fidèles, que par des unions que des goûts passagers peuvent rendre variables et incertaines; enfin, que la durée et le bon ordre de Ia société générale tiennent essentiellement à la stabilité des familles, qui sont les premières de toutes les sociétés, le germe et le fonde- ment des empires.

» Telles sont les considéfations qu'on à fait valoir