> ESPRIT DU CODE NAPOLÉON. Liv. Her Tam: VI,
D'après quels principes. ces Questions devoient être traitées.|
MAIS avant d'aborder ces questions, il falloit se fixer sur les principes d’après lesquels on les décideroit.
Étoit-ce par ceux de la religion du plus grand ñombre, ou par les principes de la politique!
La difficulté se trouvoit déjà levée par les maximes qui ont été exposées au titre du Mariage*. On les a rappelées.
& La religion, a-t-on dit, dirige Je mariage par sa morale; elle le bénit par un sacrement.
5CLa mürale de la religion proscrit fe divorce et Îa polygamie; mais Ja Toi civile n’est pas obligée de se plier à tous les préceptes de Îa morale religieuse: il en étoit autrement, les loïs ecclésiastiques devien- droïënt les seules lois’ de P'État, parce qu'il n’êst rien
que la morale ne règle par ses préceptes.
© S$'Quant au rit, qui bénit l'union des époux, il suppose le mariage et ne le forme pas. On ne peut donc dire que le mariage appartient en entier à la religion: il existoit avant elle; et on ne l’a fait inter- veñir que pour attirer Îa bénédiction du ciel sur un des engagemens les plus importans de la vie.
5 Aussi le mariage a-t-il toujours été une des
# Voÿez tome III, pages 11&t suiÿ.


