QUESTIONS GÉNÉRALES. Aobions Préliminiaires, 19
æ Nos lois politiques, en ramenant parmi nous Ja liberté des consciences» lassirent sur la base de la liberté des cultes: ces deux principes posés,“il en ré- sulta la division du pouvoircivilet du Pouvoir religieux; celui-ci devint ,.à lexemple de tous les Pouvoirs du même genre, l’accessoire et l’ornement du premier, mais il cessa d'y être identifié»(1).
« De ce moment il n’y eut plus de confusion: Je contrat civil fut séparé’ du sacrement»(2) ,51et les motifs d’après lesquels le divorce avoit été: aboli, per- dirent Îeur force. Le ministre du mariage; en effet, ne fut plus qu’un officier civil qui remplit une fonc- tion toute civile; le Législateur, toujours engagé à ne pas blesser les religions qu'il avoit consenti à rece- voir dans l’État, ne fut plus obligé cependant d’ériger en lois les principes particuliers d'aucune croyance,
» Heureuse 1a France, si efle n’avoit pas été eme Portée au-delà de toutes les limites, par le tourbillon impétueux des réformes! C’est en empruntant Îes maximes et les procédés des tyrans, que d’insensés Promoteurs d'une liberté indéfinie révoient le despo- tisme par-tout où ils ne rencontroient pas Ja licence, et proscrivoient la liberté des cultes comme‘un ou-
trage envers[a liberté même, Mais ne Poursuivre un
(1) M. Savoye- Rollin, Tribun, Tome er. (2) M. Portalis, Procès-verbal du 24 vendémiaire an Page 297
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10, tome L°r;
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