8 ESPRIT DU CODE NAPOLÉON. Liv. Ler Tir. VI.
e! e laissoient pas de subsister.‘« IF étoit
le divorce n toujours aussi dan aucune espèce de retour, de l'autre»(1). Il ne demeuroit pas moins incontes- table que« la loi devoit offrir à des époux outragés, maltraïtés, en péril de leurs jours, des moyens de mettre à couvert leur honneur et leur vie»(2).
« De là vint non-seulement en France, mais encore euples où lindissolubilité du mariage l'usage des sépa-
gereux qu'inhumain d’attacher, sans ‘deux époux accablés fun
chez-tous les p est consacrée par les lois civiles, rations, qui relâchent le lien du mariage sans le
rompre»(3).
e a été à son tour substitué en France
Comment le Divorc s, et dernier état de la Léyisla-
à la Séparation de corp cion sur cette matière,
Cerrétat de choses dura Jong-temps.« Le dogme de l'indissolubilité du mariage traversa UP long cours et il ne fut renversé que par un de ces évé-
de siècles, qui ne sont, il est vrai, que
nemens extraordinaires,
l'effet de la méditation et du temps, mais qui éclatent
toujours comme Je tonnerre au milieu des homines
unprévoyans et inattentifs.
de Code civil, page xxix,— Procès-verbal du 19 ventôse (3) Discours préliminaire du
(1) Discours préliminaire du Projet (2) M. Treilhard, Exposé des motifs, an ue, omell, pages Sr SET Projet de Code civil, pages XXÛX CE KXKe
=.


