2 11LEMrRs, o31ET Er LAn
intéret, et qui, cessant davoir un sens propre, se
prète à tous ceux quon veut lui donner.
MA1s autant ſes explications arbitraires et conjec- turales sont pernicieuses, aufant les explications puisees à des sources pures, et qui n'ont rien de hasardéè, sont utiles et mème nẽcessaires.
On en sentira le hesoin, si F'on fait attention qu'il est impossible d'arriver par la meditation du texte seul à toutes les notions dont se compose la
science des lois ẽcrites.
J. EFlle a trois objets; le sens de la ioi, son esprit,
le systeme d' application. Je ne m'étendrai pas sur la necessité de bien entendre le sens du texte; elle est trop évidente. Mais je dirai que Finteligence de la lettre ne suffit pas; qu'il faut encore en connoĩtre esprit (i). Et en effet, si les magistrats entrent bien dans la pensce
du législateur, ils marcheront constamment vers le
put qu'il sest propose; ils appliqueront la loi aux circonstances, comme il Feüt appliquee lui mèéme; et alors elle aura le résultat qu'on en espéroit. Sils n'en sentent pas Fimportance, ils se relächeront sur
les dispositions ſes mieux combinees. Mais s'ils prètent
Z. (¹) Teges Kire non est verba earum kenere. Sed vim ac potestateu.
. S⸗ legib.
— —


