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leur bres mèe tels fait
XI
un nouveau degréè de perfection, les autres peuples sont
portéès d'inclination comme d'intérét, a profiter de ces avantages.
Admirez ici, Messieurs, avec quelle profondeur sont liées ensemble toutes les conceptions de sa Majesté pour parvenir au but d'améliorer le sort des hommes, et sur- tout de Rixer entr'eux la paix!
Des confédérations, des balancemens de puissance, sont à la fois pour les chefs des gouvernemens la plus forte garantie de la paix qu'ils voudront conserver, et contre ces chefs la plus forte garantie de la paix qu'ils voudraient troubler; il a donc, à cet égard, étouffè, autant qu'il était possible, les germes 4⸗ guerre, qui, jusqu'ici, se sont presque sans cesse développéès pour embraser les diverses parties de'Europe. Mais il ne se borne pas à former ainsi entre les souverains, le pacte le plus solennel et le lien le plus fort qui ait jamais existé; il veut encore que les moeurs des divers peuples s'amé- liorent et se rapprochent par des institutions qui leur soient communes; il veut que la crainte de voir troubler les transactions que ces lois communes à deux peuples auront multipliées, donne à tous les esprits une ten- dance vers la paix, et retienne les premiers ressentimens du souverain, qui devra au moins mettre en balance le préjudice énorme que la guerre causerait à son propre pays.
Autant les conceptions de l'Empereur sont vastes, au- tant il met de prudence et de mesure dans leur exécution.
Il a d'abord voulu que la sagesse des vues qu'il avait développées dans la composition du Code civil, füt consa- créèe par une expérience suffisante.
Ils'est assuré que, d'un bout à l'autre de son Empire, ses peuples ont mis leurs nouvelles lois civiles au rang des plus Ffanls bienfaits qu'ils en aient regus: il s'est
assuré qu'au lieu de cette foule de procès qui naissent du rêgime féodal, et de l'obscurité, de la multiplicité, de la diversite des lois anciennes, il s'élevait dans les tri- bunaux très-peu de difficultés sur'application des nou-


