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semer, au printemps, par-dessus le blé, du trèfle on de la luzerne, dont il
ÉCONOMIE DE L’AGRICULTURÉ.
aurait la pleine jouissance aprés que le métayer auräit enlevé la récolte céréale.
f. 28. à
IT est incontestable que les terrains ainsi cultivés à métairie pour un terme très-court, par des gens que le besoin immédiat commande, sont ordinaire- ment poussés à un produit qu'on n’atteint guère avec la culture ordinaire. Sous ce rapport seul de tels contrats seraient déjà avantageux aux deux parties et à la socicté; mais le bien moral qu'ils produisent, l'heureuse influence qu'ils ont sur quelques familles du peuple des villes, les rendent bien plus recomman- dables encore.
La cullure à économie, celle qui« lieu par le moyen de valets el de journaliers.
f 29.
Cette culture est, sans contredit, celle qui pent procurer, an propriétaire du fonds, la rente la plus considérable de son terrain, sous condition cependant:
1.9 Qu'il ait une expérience consommée des travaux d'agriculinre, et de Péconomie rurale, une activité très-grande, et un goût décidé pour la vie des champs. é
2. Qu'il ait des capitaux tels, qu'il ne soit jamais réduit à devoir négliger une opération véritablement avantageuse, faute de moyens d’en supporter les frais.
3.” Qu'il soumette toutes ses opérations à une comptabilité rigoureusement exacte et détaillée.
4° Qu'il sache se procurer des aides et des valets fidéles, zelés, habiles, et de bons journaliers pour le moment du besoin, sans qu'il soit tenu à les aliménter lorsque leur aïde ne lui est pas utile.
5° Qu'il sache tirer parti de ces moyens pour exécuter ses travaux avec ioute l’économie et lhabilité désirables.
6.° Que Îles denrées ne soient pas, dans la contrée, à un prix trop bas, et disproportionné avee la cherté de la main d'œuvre.
Ces conditions sont précisément celles qui, en général, assurent les succës du fermier; aussi le propriétaire qui cultive ainsi son domaine, doit-il être envisagé comme l'entrepreneur d’une ferme) Mais qui, revêlant en méme


