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Économie de lʹagriculture / Le baron E. V. B. Crud
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LL 7) 18 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE, Le Bail à métairie. fa,

Cest un contrat par lequel le possesseur dun fonds le donne à cultiver à une famille, à condition den partager les produits avec elle.

Ce genre d'exploitation réunirait en lui presque tous les avantages, tant pour le cultivateur, que pour le propriétaire et pour PÉtat, si lon rencontrait tou- jours, dans les familles de métayers, cette parfaite loyauté, sans laquelle le pro- priétaire est presque toujours en souffrance.

J'ai trouvé le bail à métairie en usage dans plusieurs contrées de la Suisse,

dans quelques-unes de la France, et dans plusieurs parties de ltale; mais dans chacun de ces pays sous des conditions différentes.

6. 24.

Pour les grains, il y a assez duniformité; le propriétaire et le métayer four- nissent chacun une moitié de la semence, et partagent ensuite les produits, aussi par moitié. fl en est de même pour quelques espèces de récoltes racines, comme par exemple les pommes de terre et les carottes, pour les semences à huile, pour les filasses et pour les fruits; pour ceux-ci cependant, il y a ordinairement cette différence, que les plantations d'arbres et de vigne ont lieu aux frais du propriétaire, qui en paie aussi la culture jusquau moment le métayer consent à sen charger moyennant la moitié du produit.

Mais la partie de léconomie sur laquelle les conditions varient le plus, cest le bétail, surtout celui de rente.

En Suisse, ordinairement le bétail appartient au propriétaire du fonds, qui le transmet au métayer, au prix d'estimation, à charge de lui rendre la même valeur en bétail à sa sortie, et, durant le cours du bail, de lui payer, pour chaque vache à lait, une rente qui sélève à 70 ou 80 francs de France par an. Le métayer est, de plus, tenu à nourrir et engraisser un nombre convenu de cochons achetés par le propriétaire, et qui sont ensuite partagés par moitié entre lui et le métayer. La laine des moutons et leur augmentation sont, le plus souvent, aussi partagés par moitié entre le propriétaire et le métayer-

En France j'ai vu des contrats à peu près pareils:

Dans lun et lautre pays, les impôts sont, ordinairement, laissés à la charge du propriétaire.

En ftalie ces conditions varient infiniment. u

Si lon entretient des vaches à lait, ordinairement le métayer fournit sa moitié

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