ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. 17 paraît être le 1.° Mars, parce que c’est celle où les fourrages sont à pen près consommés, et les récoltes de l’année précédente écoulées; mais encore faut-il que, dès le 1.” Octobre précédent, les terres arables aient été mises à Ja disposition du fermier ou du caltivateur qui doit entrer dans le domaine; afin qu'il ait pu préparer ses champs pour ses semailles de printemps. Au reste il faut que le nouveau cultivateur, à son entrée dans la ferme, recoive, de l’an- cien, une quantité déterminée de fonrrages pour nourrir ses bêtes jusqu’à ce qu'il puisse le faire avec de nouveanx herbages. S'il restait une plus grande quantité de ces fourrages, et qu'il ny eût pas, sur le domaine, des bâtiments assez spacieux pour que le fermier qui quitterait son bail, pût, sans entraver le nouveau cultivateur dans son exploitation, faire consommer cet excédent par ses propres bêtes, avant la fin de Mai, ce nouveau cultivateur devrait être tenu d’en bonifier la valeur à l’ancien, nOn au ptix courant, mais à celui auquel les vaches paient ces fourrages par leur rente; prix que, dans ces contrées-ci, j'estime être de fr. 2, 60 pour le quintal ou les 5o kilogrammes, foin de bonne qualité.
Si le fermier ne se trouvait pas avoir, à son départ, la quantité de four- rages convenue, il devrait être tenu de la payer an prix courant, ou, mieux, de remplir ce vide par des fourrages de bonne qualité, procurés du dehors.
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À l’aide de ces conditions, je pense que les propriétaires pourront, sans risques, confier leurs terres à des fermiers, et conclure avec eux des baux à long terme; mais, encore alors, trouverais-je beaucoup plus convenable de fixer le prix de ferme en mesures de denrées les plus usuelles; afin que cette rente suivit la progression dn prix des denrées de première nécessité, et que, ainsi, an bout d’un certain temps, le propriétaire ne se trouvât pas tout-à-fait déplacé de la position d’aisance dans laquelle il se trouvait à l’époque où il baiïlla à ferme, Au reste ces denrées ne devraient pas être fournies en nature, puisque, alors, il serait possible que, dans une année mauvaise, la rente de ferme absorbät à peu près toute la récolte; elles devraient être acquittées en argent, an prix moyen des dix dernières années, dont on aurait exclu les deux où le prix aurait été le plus élevé, et les deux où il aurait été le plus bas. Ce prix devrait être uré des mercuriales des deux ou trois marchés les plus voisins,
Dans ce que je viens de dire du bail à ferme, je n’ai eu en vue que les intérêts raisonnables du bailleur; quant au fermier lui-même, aussitôt que son bail a été arrêté sur de telles bases, il entre à peu près dans a condition de celui qui exploite son fonds à économie; ce sera donc en parlant de ce genre d’ezxploi- tation, que j'examinerai les convenances du fermier dans son économie rurale,
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