10 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE.
Tous les fumiers seront appréciés à raison de 8 fr.,(1) la charge de vingt quin- taux, bien entendu qu'ils ne soient pas d’une humidité excessive, et qu'ils ne contiennent que des excréments d'animaux, mêlés de paille ou de bâche{herbes de marais séchées), et non des boues, terres ou autres matières inférieures à ce qui constitue le fumier proprement dit. Les autres engrais seront estimés dans la proportion de la valeur relative qu'ils auraient pour amender les terres.
A la sortie du fermier, le propriétaire sera tenu de lui tenir compte des engrais, d’après les mêmes règles et les mêmes principes; pourvu cependant que, en mettant les engrais en terre, Île fermier les ait fait reconnaître par le propriétaire ou le représentant que celui-ci aura désigné à cet effet. Les fumiers laissés en provision seront boniliés, sur le même pied, par le fermier au proprié- taire, et par celui-ci au fermier.
Îl sera également dressé un inventaire des champs à fourrage qui existeront à lentrée du fermier dans son bail; on désignera, dans cet inventaire, le temps qui s’est écoulé depuis leur établissement en herbage, et le fermier sera tenu d’en rendre, à la fin de son bail, une pareille quantité, de même nature et en pa- reil état. Si la quantité était moindre, le fermier aurait à bonifier au proprié- taire, pour chaque journal qui manquerait
1° de Luzernières, l'équivalent de six chariots fumier et de 18 hivres belle graine de luzerne, et quinze francs pour frais de labours et ensemencement;
2. de Sainfoinières, les mêmes valeurs; mais 120 livres graine de sainfoin, à la place de 18 de luzerne;
3. de champs ensemenées en trèfle 15 francs par journal.
_ Si, en revanche, à la fin de son bail, le fermier laissait une étendue de champs à fourrage plus grande que celle qu'il aurait recue, le propriétaire ne serait tenu, envers lui, qu'à la moitié des indemnités ci- dessus; à moins que, avant cette époque, il n’en eùt été convenu autrement, de gré à gré, entre les parties.
Quant à linconvémient des mauvaises berbes, il est beaucoup plus difficile de le prévenir. Heureusement l’intérêt du fermier est, en cela, parfaitement en rapport avec celui du propriétaire; d’ailleurs avec un peu de savoir-faire, le cultivateur qui succédera au fermier se sera bientôt délivré de ce fléau.
fs DT
L'époque la plus convenable pour entrer dans un bail et le terminer, me
(1) Ici le prix ordinaire de la contrée, plutôt élevé que trop bas,


