12 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. s’agit de se procurer un fonds pour le cultiver, une foule d’autres circonstances doivent être prises en considération.
Il est telle contrée où une population aussi nombreuse que laborieuse paie une rente considérable du sol, et, à force d’y consacrer des soins, trouve encore, dans sa culture, une bonne existence. Là il conviendra de posséder, quoiqu’on paie le journal à un prix assez élevé; mais il ne conviendra sûrement pas d’y faire, comme fermier, une grande entreprise agricole. Une telle en-
treprise préparerait plutôt des pertes que des bénéfices.
$. sai Celui qui veut entreprendre une ferme, doit la chercher dans une contrée où il trouve, autant que possible, réunis les avantages suivants:
* Un sol de bonne qualité; c’est-à-dire pas trop argileux et pas trop sa- blonneux, ni graveleux; un sol profond, homogène, d’une culture facile, et qui ne soit pas épuisé.
2.” Une réunion, ou du moins une situation très-rapprochée, des diverses parties du domaine, et de bonnes communications entrelles.
° Des bâtiments commodes et en bon état.
4° De bonnes eaux, en suffisance pour la consommation du ménage, des bestiaux, dés jardins, et quelque chose au-delà, pour les cas d'accident.
5° Des débouchés suffisants pour l'écoulement des produits.
6.° Une population qui fournisse aux besoins de maind’œuvre pour la bonne culture des terres, et qui soit, en général, laborieuse et morale.
7. Peu de probabilité d’être exposé aux maux de la guerre,
8.° Une position qui soit rarement atteinte par la grêle et les autres acci- dents de température.
9° Un climat qui permette de faire la moisson d’assez bonne heure, pour pouvoir obtenir après elle des secondes récoltes.
10. Un prix de ferme proportionnément bas. Au reste, si le domaine réunit tous les autres avantages que nous venons de citer, on pourra, sans risque, payer, de ce fonds, une rente un peu plus forte que l'ordinaire.
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Il est des immeubles auxquels'une situation particulièrement riante, des bä- üments d’habitation agréables; un voisinage recherché, donnent un prix exces- sif en comparaison de la valeur effective de leur sol. Celui qui les acquiert doit bien distinguer le capital qu'il consacre à ses jouissances particuliéres, de celui


