FL 3 y ECONOMIE DE L AGRICULTURE. 1ï
Beaucoup de gens ont la manie de vouloir posséder les instruments, de toutes les espèces qu’ils voient, et emploient, à cet achat, des sommes disproportion- nées à l'étendue des terres qu'ils cultivent; ces instruments occupent dans les bâtiments un espace considérable, ils se dégradent alors même qu’on ne s’en sert pas, et lorsqu'il s’agit de les revendre, souvent on ne trouve personne qui veuille en faire l’emplette. Il est donc essentiel que le cultivateur consulte attentivement ses besoins, et ne se livre qu'avec beaucoup de circopspection au goût des nouveautés en ce genre; mais il importe aussi qu'il ne se prive pas, par une économie mal entendue, des secours qu'il pourrait retirer d’un ins- trument paruculièrement recommandable.
Voici un exemple des calculs que l’on doit faire dans les cas de ce genre: Une machine à battre coûtera, par exemple,................... fr. 1500 L'intérêt à 6 pour cent pendant 20 ans, durant lesquels elle peut durer,
sans exiger de réparation considérable, s'élève à...............— 1800
ANB. Les petites réparations des premières années sont payées par la rente de la diminution annuelle du capual.
fr. 5300 L'on a à battre, annuellement, 600 quintaux grains; en calculant comparativement ce qu'il en coûte pour battre avec la machine, et pour battre selon la manière usitée dans le pays, il y a une épargne de 5o centimes par quintal, à battre de cette première manière. Sur 12000 quintaux que lon battrait en 20 ans, il ÿ aurait donc une épée de ion o-umrr io fr. 6ooo de sorte que, pendant cet espace de temps, la machine à battre procurerait(outre le résidu de valeur que la ma- chine aurait alors) un bénéfice net de.............. peines 5 2700 Bligce st EP, ri: i.:0009
Si, au contraire, l’on n’avait à battre que 300 quintaux, cette méthode cesserait probablement d’être profitable.
Le Domaine. Gr 13 J'ai déjà observé que l’exereice de l’agriculture est tout- à-- fait indépendant de la possession du fonds qu’on doit cultiver. Dans Pachat d’un domaine l’on n’a guère à considérer que la rente qu'il produit, net de toute espece:de charges,
étant affermé pendant un grand nombre d'années. Lors, au contraire, qu'il


