6 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. ici le lieu d'examiner quelles sont celles de ces conditions qui se rap- portent aux personnes; mais parmi celles qui se rapportent aux propriétés, nous trouvons, sans contredit, ces trois. 1.% De contribuer,. dans une- juste proportion, aux besoins communs de la société, c'est- à- dire, de payer les impôts; bien entendu cependant qu'ils ne dépassent pas la somme des besoins réels de cette société, dans les limites de l’objet pour lequel elle a été contractée, et qu’ils soient répartis avec équité. 2.° De ne pas soumettre ces propriétés à un mode d’administration.qui seit nuisible à la. societé, ainsi de ne pas les laisser dans un état qui puisse-altérer la salubrité de Pair, pi endommager les propriétés voisines. 3.° De pouvoir, dans le cas de besoin impérieux, être tenus de réserver aux membres de Ja société, sous une légitime indemnité, les produits des terres placées sous sa garantie; peut-être même de pouvoir être tenus, dans des circonstances tout-à-fait urgentes, à faire reproduire des: objets de première nécessité, qu'on ne pourroit se procurer du dehors en: quantité sufisante.
Il est clair que toutes les gènes qui, en ceci, dépasseraïent le plus absolu nécessaire, seraient une violation non-seulement du but de la société, mais: encore du droit de propriété lui-même.
Au reste le bien public exige qu’on restreigne surtéut la troisième de ces conditions, plus encore que les besoins apparents ne semblent le permettre; gear, des entraves dans la libre disposition des produits, naissent presque tou- jours, le découragement, le déclin de l’activité et de l’industrie, par conséquent aussi la disette; tandis que la facilité dans les ventes et les débouchés encourage: à faire reproduire, et amène l’abondance. C’est là une vérité qui est devenue: triviale à force d’être démontrée, et qu’on ne répéterait plus, si lon ne voyait des Gouvernements l'oublier de la manière la plus fâcheuse.
Le cultivateur qui aura le choix du lieu où il devra faire son entreprise, fera: une grande faute, s’il se fixe sous un Gouvernement qui commette de telles erreurs, et mette des gènes fréquentes à ce qu’on dispose librement des pro— duits du sol.
Le Chef ou Directeur de l’exploitation. >&
Ea plupart des entreprises agricoles demandent une persévérance et une assi- duité dont peu de gens sontcapables, et c’est surtout le cas de celles qui, ne se-bornant pas à une culture déjà établie, tendent à opérer un perfectionnement:


