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Économie de lʹagriculture / Le baron E. V. B. Crud
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ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE.

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Le cultivateur{doit aviser aux moyens davoir toujours des engrais en abon- dance. fl ne sème jamais un terrain appauvri, sans commettre une faute, lors du moins qu'il a eu la possibilité de se procurer, à un prix modéré, les engrais qui étaient nécessaires pour réparer cet appauvrissement. La combinaison écono- mique de toute exploitation rustique doit donc lui assurer, soit dans son propre fonds, soit par des achats, la quantité d'engrais nécessaire à la pleine réussite des récoltes pendant tout le cours de lassolement.

ÿr 5.

Le culuvateur doit, outre cela, donner des soins assidus à la conservation de ses récoltes; ordinairement cette conservation exige des locaux vastes; il est rare que le perfectionnement de la culture ne réduise pas à faire des cons- tructions nouvelles.

LARATES

Enfio le culüivateur n'atteint un produit net pleinement satisfaisant, quau moyen dun écoulement avantageux de ses denrées. Ïl nest pas fréquent qu'il dispose de capitaux assez considérables, pour qu'il puisse se passer dun débit assuré à des époques fixes. Une baisse soudaine des prix est, pour lui, souvent plus ficheuse quune grêle; il faui donc qu'il ait une disposition pleine et enuère de ses denrées, et la faculte de les exporter, sil ne trouve pas à les vendre con- venablement autour de lui.

f 7.

On a beaucoup agite la question si la propriété des produits du sol portait avec elle un droit den disposer, tellement illimité, que le possesseur ne püût être empêché de les exporter à létranger, ou si, et à quel point, ces pro- duits pouvaient être retenus dans le pays, pour être employés aux besoins ou à la commodité de ses habitants, quoique à un prix inférieur à celui quon en eût obtenu au- dehors. On ne peut contester que le droit de propriété ne se soit établi et nait été reconnu, indépendamment de toute circouscripüon de souveraineté el de territoire, et quainsi, sauf force majeure ou de convention, le possesseur nait le droit de disposer de son fonds et de ses produits, selon qu'il le juge à propos, sans avoir à en rendre compte à personne. Mais les hommes sétant réunis en société pour être protégés, eux et leurs propriétés, contre les molestations de plus forts, ils ont se soumettre à certaines con- ditions utiles aux autres membres de cette société, et qui payassent lassurance que-cette societé leur faisait, de leur personne et de ieurs biens. Ce nest pas