4 ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE.
7 et il donne ensuite, à ses épargnes, la destination qui est la plus conforme à ses vues.
en D:
Pour arriver à son but, le culüvateur qui n'aura pas acquis une expérience consommée, cherchera, au moyen d'essais comparatifs Faits avec soin, à dé- courir quels sont les produits les plus réellement profitables, d’entre ceux qui penvent s’accommoder de son terrain et s'associer à une bonne rotation de ré- coltes; après avoir ainsi arrêté uu systeme d'économie et un assolement judi- cieux, il ne s’en laissera éloigner que pour des choses dont l’uulité soit évi- demment supérieure.
Les produits les plus profitables sont ceux qui font retirer du sol la rente la plus considérable, déduction faite des avances, c’est-à-dire, des divers frais qui ont été faits pour se les procurer, et de l’appauvrissement qu'ils ont occa- sioné au terrain qui les a portés, Pour procurer cette rente considérable, il ne suffit pas que la culture ait été faite économiquement’, il faut encore qu’elle ait eu lieu judicieusement; que le sol ait eu la quantité d’engrais qui doit pous- ser les produits au plus haut période qu'ils puissent atteindre sans courir le risque de souffrir par lasciveté, er, enfin, que ces produits soient bien ré-
coltés, bien conservés, et réalisés d’une manière avantageuse.
6.13.
Pour faire sa culture économiquement, le directeur d’une exploitation rus- tique doit avoir une connaissance théorique et prauqne des divers procédés de l’agriculture perfectionnée; afin de jeter son choix sur les plus profitables d’entre ceux qui sont applicables à son sol. Si le cultivateur ne porte pas une atten- tion continuelle sur les moyens d’épargner judicieusement la main d'œuvre dans toutes ses opérations, il est sans cesse exposé à des mécomples. Pour arriver au même but, il faut qu'il avise aux moyens de se procurer à un prix modéré les bras dont il a besoin, et pour avoir toujours ces bras à sa disposition, 3l faut qu'il se ménage la possibilité de leur donner de l'emploi pendant la plus grande partie de l’année; puisque, sans cela, il ne parviendrait à les retenir auprès de lui, qu’en leur assurant une rémunération excessive pour le temps de leur ac- tivité. Le même principe est applicable aux bêtes de trait; presque partout, les travaux qui sont exécutés par le moyen des attelages peuvent fournir matière à de grandes épargnes; mais celles- ci sont d'autant plus difficiles à opérer, que, pour les obienis, il faut surmonter les préjugés les plus in-
vélérés.


