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ÉCONOMIE DE L'AGRICULTURE. ES
Comme cette utilité est le seul but que j'aie en vue dans ce travail, je crois
devoir en écarter tout ce qui n’y conduirait pas d’une manière directe; ainsi je tâcherai de ramener les systèmes agricoles à une unité et à une simplicité de principes que j'envisage comme extrêmement désirables. H m'a semblé que, jusqu'ici, l’on s'était trop écarté de cette simplicité, et qu’on s'était donné trop de peine pour enseigner ce qui ne pouvait guère être profitable: Ici je chercheraï à l’écarter, pour n’arrêter les idées que sur la marche qui doit conduire au vrai but de l’agriculture, procurer le plus avantageusement qu’il soit possible, la plus grande abondance de produits uules aux besoins de la sociéte.
En proposant au cultivateur une trop grande variété de procédés et d’asso- lements, il semble que l’on ait voulu présenter un aliment à son imagination, ou à son esprit des problèmes à résoudre, et non le conduire, par une route sûre, à des procédés dont le succès ne fût pas douteux. Ce cultivateur n’a que faire de cette multitude de combinaisons desquelles il ne tirerait que des me- comptes; elles semblent plutôt un piége jeté sur sa route, qu’un guide destiné à le conduire sur les traces de la vérité.
PRINCIPES FONDAMENTAUX. Soie
On ne rencontre guéres de cultivateurs qui ne cherchent à se procurer que’
les seuls objets nécessaires à leur consommation immédiate; presque tous ont
en vue d'obtenir la plus grande quantité possible de denrées propres à être:
réalisées en argent.
Toutes les cultures qui ont lieu à la fois sur de grandes étendues, peuvent être opérées avec des frais proportionnément bien moindres, que celles qui n’ont lieu que sur de petits espaces. On perd beaucoup de temps à passer fréquemment d’un ouvrage à l’autre, et à soigner des produits de plusieurs espèces. Outre cela, des produits très-variés exigent des magasins plus vastes, et présentent beauconp de difficultés pour leur écoulement.
Le but du cultivateur doit donc être, moins de chercher à reproduire cette multitude d'objets qni, souvent dans des proportions très- peu considérables, font parue de ses besoins habituels, que de procurer des produits qui, nets de frais, mettent dans ses mains la plus grande somme d’argent. Avec:
celui-ci. il s’est bientôt procuré les objets de consommation qui lui manquent,


