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Économie de lʹagriculture / Le baron E. V. B. Crud
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VIII
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VIH PRÉFACE. tais, non daprès une théorie hazardeuse, que j'ai écrit cet ouvrage, dans lequel j'espère avoir reculé les bornes, si ce nest de nos counais- sances en agriculture, du moins de leur application économique, et avoir apporté, dans les moyens dadministrer, une précision qui fournit les moyens, non-seulement de connaître les résultats de chaque opération dans les diverses branches de léconomie rurale; mais encore de diriger celle-ci, même dans les plus petits détails, à une grande distance de son théâtre. J'ai cru servir les cultivateurs dun ordre relevé, de tous Îles pais, en leur communiquant ici, la méthode de comptabilité que j'ai établie dans mes terres.

Peut-être aurais-je, au moins aurais-je trouvé quelque jouissance à le faire, donner ici le narré de la marche que j'ai suivie dans mes ex- ploitations agricoles et dans les bonifications étendues que j'ai exécutées; mais des circonstances que je ne pouvais dédaigner, sans blesser la déli- catesse, m'ont fait un devoir de men abstenir; peut-être un jour cette satisfaction me sera-t-elle permise, etje my livrerai, si, en le faisant, je trouve loccasion de rendre un témoignage public de reconnaissance; à ceux qui auront coopéré à mon œuvre.

En livrant cet ouvrage au public je dois m'expliquer sur quelques sujets qui pourraient fournir matière à des observations critiques.

En citant fréquemment un ouvrage de Thaer, j'ai réduit à y recourir, et on ne me pardonnera pas plus davoir mis mes lecteurs dans cette obligation, quon na pardonné à Thaer lui-même davoir renvoyé à un grand nombre d'ouvrages. Je conviendrai avec ceux qui me feront ce reproche, qu'il serait plus commode de trouver, dans un ouvrage du genre de celui-ci, tout ce qu'on pourrait désirer sur lensemble de notre science et de lart qui en dépend; mais pour que_cela fût, j'eusse augmenter, de plusieurs volumes, le nombre, déjà bien grand, de ceux qui sont destinés à lenseignement de l'agriculture; encore neussé-je, fait que mapproprier ce quun auteur, bien supérieur à ce que je serai probablement jamais, a dit avant moi, et beaucoup mieux que je ne pourrais le faire moi-même. Je n'ai eu l'intention de dire que ce que Thaer n'avait pas dit, ou ce qu'il n'avait pas dit assez, pour que les çuluivateurs en fussent frappés. Cet ouvrage doit être considéré comme