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Économie de lʹagriculture / Le baron E. V. B. Crud
Entstehung
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VII
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C1)

PRÉFACE. VIE

Ve

fonde misère, en introduisant, au milieu d'elle, un système décono: mie rurale nouveau; un système qui füt, du moins en partie, indépen- dant de la grêle et des autres fléaux, auxquels la totalité des récoltes était exposée; un système qui tendit à donner, au peuple des campagnes, cette existence assurée, paisible et douce qui, en le rendant heureux, moral et bienveuillant, lattache à la tranquillité publique. Dans cette entreprise, j'ai eu à lutter contre beaucoup de préjugés, et surtout contre cette répngnance qu'ont presque tous les païsants, à changer quelque chose à lensemble de leurs habitudes; aussi, malgré des conceptions dont le temps na fait que démontrer la justesse, ai-je vu sécouler assez de temps, avant d'obtenir la réalisation de mes vues.

Plus que personne partisan de cette distribution des terres en petits béritages, qui fait jouir, la plus grande partie de la population, des charmes de la propriété et dune honnête aisance; qui fortifie les états en leur donnant pour base le bonheur de leurs peuples; j'ai cependant mé- carter un peu de mes principes à cet égard. Pour vaincre, parlexemple, la répugnance de la population rurale dont j'étais environné, et démontrer, nou-seulement la possibilité, mais encore la bonté, du système déco- comic que je voulais introduire, j'ai me résoudre à établir deux grandes exploitations métayères, qui donnassent la perspective dassez grands bénéfices, pour pouvoir être entreprises par des hommes à talents, éclairés et capables de donner lexemple de Péconomie rurale la plus sage et la mieux réglée. Jusqu'ici tout promet à ces deux- tayers, MM. Jaques Véronési et Louis Serra-Zanetti, les succès qu'ils avaient espérés, et une prospérité qui les conduira à la richesse; et leurs succès auront cela de particulièrement satisfaisant, quils pourront être le gage dune grande amélioration dans le sort des cultivateurs, et dune angmentation sensible dans la prospérité du païs.

L'avenir décidera si le bien que j'ai cherché à faire a pu se réaliser, et si mon passage, car je ne puis appeler autrement la durée de la vie, considérée relativement au temps quexigent les grandes améliorations; si mon passage, a laissé quelques traces utiles dans le païs j'aurai possédé. En attendant, pour ce qui me concerne en particulier, j'ai déjà atteint des résultats assez remarquables, et cest daprès ces résul-