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Économie de lʹagriculture / Le baron E. V. B. Crud
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acquis snr un bail à ferme de 18 ans, j'ai cherché à réunir, dans mes

VI PRÉFACE, sans doute elle ne peut pas avoir toute la perfection que je lui désirerais pour remplir, en entier, Pobjet que javais en vue; mais je nen conserve pas moins lespérance quelle produira un bien assez éten- du, déjà durant ce temps quil eût fallu consacrer à la rendre ac- complie. Tandis que ce bien sopérera, que nous en jouirons, rien

n'empêchera que de plus capables que moi, ne travaillent sur le même

Ass assféstnees. ns

sujet, et ne fassent ce qui ne peut être achevé qu'avec le temps, et ensuite d'observations et d'expériences innombrables,

Cet ouvrage nest, en aucune manière, une affaire d'amour propre à comment pourais-je en mettre à une composition qui est plutôt un compte de ménage, que le produit du génie? La bizarrerie de ma destinée qui ma, presque toujours entrainé, comme malgré moi, sur une route différente de celle qui me sembloit ouverte, a voulu que, aujourd'hui, je me trouvasse auteur dun livre d'économie agricole, après avoir mar- ché, avec succès, dans la carrière, toute différente, à laquelle j'avais été destiné, Au reste quoique j'aie fait, dans le cours dune vie très-em- ployée, jy ai, toujours, apporté ce zèleet cette persévérance, sans les-| quels on ne saurait atteindre la réussite, et cest ainsi, seulement, que| j'ai pu surmonter une foule dchstacles dont lénumération semblerait| une sorte de roman.|

Lié par les souvenirs de mon enfance, par les affections les plus ten- dres, à la Suisse, ma patrie, laquelle, plus dune fois, me donna des- moignages de sa confiance et de son approbation qui demeureront,| toujours, profondément gravés dans mon cœur, je me trouve, néan-| moins, propriétaire d'immeubles considérables, dans un pais au- quel je semblais devoir être toujours étranger, et du gouvernement duquel, cependant, j'ai éprouvé une protection et une faveur, qui donnent, à ce gouvernement, des droits sacrés à ma reconnoissance.

l'orcé, après un an de possession, de reprendre Pexploitation de fonds

entreprises rurales, aux meilleurs méthodes du paiïs, celles que je croyais les plus avantageuses, parmi celles de la Suisse et des autres contrées que j'avais étudiées ou parcourues; surtout j'ai eu en vue de soustraire la population dont j'étais entouré, aux fréquentes atteintes dune pra-