‘ \
36 ESPRIT DU CODE NAPOLLON. Liv. L Tir. V. Cr. I.
il est donc juste qu'ils soient mis à portée de défendre leurs plus chers intérêts, et de détourner, du moins. par de sages conseils , une union qu’ils prévoiroient ne devoir leur préparer que des peines.
2. Cet engagement est de tous les engagemens celui qui influe le plus sur le bonheur ou le malheur de la vie; c’est aussi de tous, celui où l'illusion est le plus à craindre à quelqu’âge qu’on soit arrivé : la pru- dence du Législateur a donc dù aller jusqu'à forcer même le majeur qui veut se marier, à écouter les conseils impartiaux de lexpériencé et de la ten- dresse.
Le mariage forme entre les époux une union d'iden- tité. II les rend égaux dans cette société, dont à la vérité le mari est le chef, parce que rien ne peut se mouvoir ni marcher que par la disposition d’une vo- lonté unique, mais où il n’a qu'un pouvoir de gou- vernement, pour l'intérêt commun, sur sa compagne et sur son égale , et non la supériorité d’un maître sur une inférieure et sur une esclave :
De là lempêchement de la parenté et de laffinité dans les lignes ascendantes et descendantes, sôit di- rectes , soit collatérales : une liaison qui fait des égaux ne peut se concilier avec des liaisons qui établissent
entre ceux qu'elles unissent des rapports de supré: matie et d'infériorité.
Jus d
gant
des 2


