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nous avons cru qu’il suflisait alors dans les deux cas de les analyser ou de les reproduire textuellement, q\
sans les soumettre à la rédaction du tableau par concordances.
il est des matières qui ne sont pas traitées dans le Code Napoléon et qui souvent se trouvent longuement exposées dans les Codes étrangers; pour celles-là, nous nous sommes contenté de les désigner aux études du lecteur. Cependant quand elles nous ont paru de nature à donner une idée des usages particuliers d'une nation, nous en avons fait l’objet d’un titre distinct. C’est ainsi que nous avons consacré un titre spécial au mariage morganitique(de la main gauche) en Prusse, aux droits de superficie et d'emphythéose en Hollande, etc.
On ne saurait trop chercher à faciliter l'étude et l'intelligence du droit moderne, à populariser cette science, aujourd’hui surtout que tant de citoyens peuvent être appelés à faire des lois, à les modifier ou à les appliquer. D’ailleurs, les travaux du magistrat et du jurisconsulte ne doivent pas se borner à l'étude de la législation de la société dans laquelle ils vivent; ces travaux doivent encore s'étendre aux lois des autres pays, comme point de comparaison ou comme objet d’étude des peuples et des hommes. Il en est de Îa connaissance des lois comme de toute science qu’on veut acquérir, il faut savoir l’envisager dans toutes ses ramifications et dans chacune de ses combinaisons. Or, les divers textes de lois qui composent ce recueil ne sont qu’autant d'indications propres à donner une idée générale et complète de la science, et à la rendre moins abstraite, s’il se peut, par la variété; c’est, s’il est permis de le dire, un premier lien commun, destiné à réunir en un seul corps les diverses dispositions législatives dispersées dans les pays codifiés: c’est un pas de plus fait dans une voie de travail comparatif qui peut conduire au perfectionnement
progressif des Codes, en faisant profiter tous les peuples du génie et des lumières de chacun d’eux.
Nous sommes à une époque de tentatives, de recherches et d’investigations, honorables pour le siècle, utiles à la jeunesse et favorables aux progrès des connaissances humaines; nous avons pour nous-même cherché à appliquer ces dispositions à l'étude des lois. N'ayant eu d’abord en vue que notre propre in- struction, il nous a semblé que ce mode de travail pouvait ouvrir une nouvelle carrière aux études, et nous avons été soutenu dans notre conviction par ces paroles d’un illustre magistrat, qui nous permettra de nous mettre à l’abri de sa haute autorité:« En initiant, dit M. le comte Portalis dans ses Observa- « tions sur le Code Sarde, les jurisconsultes à la connaissance des lois qui gouvernent parallèlement d'autres « peuples, la comparaison leur facilite souvent la connaissance de celles qu’ils sont chargés chagxe jour d'expliquer « ou d'appliquer.»
Un collaborateur éclairé, M. Henschel, a bien voulu s’astreindre à faire, avec une exactitude remarquable, des traductions qui ont puissamment facilité l’exécution de notre ouvrage. Je lui dois personnellement l'expression de ma gratitude, ainsi qu'aux honorables collègues et aux avocats distingués qui ont
bien voulu m'éclairer de leurs conseils.
Ce premier essai sera probablement suivi d’un second, traitant de la concordance des Codes de commerce


