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Concordance entre les codes civils étrangers et le code Napoléon : ouvrage contenant le texte des Codes 1° Napoléon, 2° des Deux-Siciles, 3° de la Louisiane, 4° sarde, 5° du canton de Vaud, 6° hollandais, 7° bavarois, 8° autrichien, 9° prussien, 10° suédois, 11° de Berne, 12° de Fribourg, 13° d'Argovie, 14° de Bade, 15° d'Haïti : et les lois hypothécaires de : 1° Suède, 2° Würtemberg, 3° Genève, 4° Fribourg, 5° Saint-Gall, 6° la Grèce / Par Antoine-Ignace Anthoine De Saint-Joseph, juge au tribunal de Ire instance de la Seine
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nous avons cru quil suflisait alors dans les deux cas de les analyser ou de les reproduire textuellement, q\

sans les soumettre à la rédaction du tableau par concordances.

il est des matières qui ne sont pas traitées dans le Code Napoléon et qui souvent se trouvent longuement exposées dans les Codes étrangers; pour celles-, nous nous sommes contenté de les désigner aux études du lecteur. Cependant quand elles nous ont paru de nature à donner une idée des usages particuliers d'une nation, nous en avons fait lobjet dun titre distinct. Cest ainsi que nous avons consacré un titre spécial au mariage morganitique(de la main gauche) en Prusse, aux droits de superficie et d'emphythéose en Hollande, etc.

On ne saurait trop chercher à faciliter l'étude et l'intelligence du droit moderne, à populariser cette science, aujourdhui surtout que tant de citoyens peuvent être appelés à faire des lois, à les modifier ou à les appliquer. Dailleurs, les travaux du magistrat et du jurisconsulte ne doivent pas se borner à l'étude de la législation de la société dans laquelle ils vivent; ces travaux doivent encore s'étendre aux lois des autres pays, comme point de comparaison ou comme objet détude des peuples et des hommes. Il en est de Îa connaissance des lois comme de toute science quon veut acquérir, il faut savoir lenvisager dans toutes ses ramifications et dans chacune de ses combinaisons. Or, les divers textes de lois qui composent ce recueil ne sont quautant d'indications propres à donner une idée générale et complète de la science, et à la rendre moins abstraite, sil se peut, par la variété; cest, sil est permis de le dire, un premier lien commun, destiné à réunir en un seul corps les diverses dispositions législatives dispersées dans les pays codifiés: cest un pas de plus fait dans une voie de travail comparatif qui peut conduire au perfectionnement

progressif des Codes, en faisant profiter tous les peuples du génie et des lumières de chacun deux.

Nous sommes à une époque de tentatives, de recherches et dinvestigations, honorables pour le siècle, utiles à la jeunesse et favorables aux progrès des connaissances humaines; nous avons pour nous-même cherché à appliquer ces dispositions à l'étude des lois. N'ayant eu dabord en vue que notre propre in- struction, il nous a semblé que ce mode de travail pouvait ouvrir une nouvelle carrière aux études, et nous avons été soutenu dans notre conviction par ces paroles dun illustre magistrat, qui nous permettra de nous mettre à labri de sa haute autorité:« En initiant, dit M. le comte Portalis dans ses Observa- « tions sur le Code Sarde, les jurisconsultes à la connaissance des lois qui gouvernent parallèlement d'autres « peuples, la comparaison leur facilite souvent la connaissance de celles quils sont chargés chagxe jour d'expliquer « ou d'appliquer.»

Un collaborateur éclairé, M. Henschel, a bien voulu sastreindre à faire, avec une exactitude remarquable, des traductions qui ont puissamment facilité lexécution de notre ouvrage. Je lui dois personnellement l'expression de ma gratitude, ainsi qu'aux honorables collègues et aux avocats distingués qui ont

bien voulu m'éclairer de leurs conseils.

Ce premier essai sera probablement suivi dun second, traitant de la concordance des Codes de commerce