106 PROCEDURE CIVILE,
gles principales; mais‘Qui, à raison de l'importance; et peut-être aussi de la nouveauté dé cette instütution, à crü devoir préndre le soin d’en-réglér les’ détails.
À l'égard de la séparation de corps, notre projet avait
plus à s’occuper des mesurés préliminaires à la contestation en cause, que du mode même determine un tel proces} quand il est engagé. En effét, une‘instance en séparation de corp est un différend grave, soumis aux formes communes de la procé- dure, et dé plus au‘concours du ministère public, comme toute cause qui touche à l'état des personnes.;
Maïs plus la société doit s'afliger d'un tel débat, plus
il importe de Trprévenir ét d’en arrêter le cours.
Un sunple exploit ne‘sufhra donc! pas pour saisir les tribunaux d’une causé de cette nature,‘et l'ordre public se yait même peu satisfait, si l’on ne procédait aux/voies coni< ciliatrices que comn:e dans les causes ordinaires.
Il faut ici, a raison de la gravité des circonstances; wn mapistrat plus éminent pour éxercer lé ministère de part et de conciliation, et c’est le président même du tribunal que k loi désigne. 11 Li
On ne pourra d'abord s'adresser qu’à lui, et il devra entendre les époux, non par Porgane dés! conseils et d’a- voués qui, en leur supposant les vues lés plus pacifiques, ne pourraient suppléer les parties.
Lés époux seront donc tenus de comparaître en pers sondes, et le juge tentera de les rapprocher.
S'il échoue dans cette noble tentative, et après! qu'il aura désigné la maison où la femme! pourta se retirer pro- visoirément, la procédure suivra son eburss et si le juge- ment prononce la séparation de corps, ce jugement sera as+ sujcti, pour sa publicité, aux formées‘introduites pour les séparations de biens.:
Gétté publicité est nécessaire; tant à l'égard des tiers
ui auraient des droits à exercer pour le passé, qu’à l'égard de ceux qui pourraient ontracter à l'avenir,‘avec les époux dont l’état a changé.:
Le titre X traite Yes avis de parens::
Ce titré n’est, à proprément parler,‘que le complément du Code civil, dans dés” dispositions relatives aux conseils de famille,‘ét n'offre pas matièré à beaucoup d'observations.
Néanmoins, pañui les dispositions nouvelles; ilren est plüsieurs qui doivent äméliorer cètte parté de‘ nos-instis tutions. j "009 Ainsi, lorsque les‘délibérations ne*serontipas unamir
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