Teil eines Werkes 
4 (1816) Tome quatrième, contenant la reproduction des substances végétales et l'économie du bétail.
Entstehung
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DAGRICGCULTUR K. 27 encore qu'elles se laissent tomber par faiblesse, il est à désirer au contraire qu'elles s'Ctendent roides et élastiques par-dessus le sol, et, comme Pon dit, qu'elles couvrent la terre. Chez les céréales d'automne, j'ai souvent vu une pousse prompte et forte en hauteur, avec des feuilles G'un verd clair, étre la suite d'un amendement, dans lequel le fumier avait été enterré, quoique sa fer- mentation ne fút pas achevée, peu de temps avant la semaille, et par un temps humide et chaud: cette acuvité de végétation avait les conséquences les plus- cheuses, et ne laissait à sa suite, au printemps, qu'un champ presqu'entitrement dépouillé par Phiver. Il parait qu'alors les plantes sont saturées d'hydrogène hors de toute proportion avec la quantité de carbone qu'elles contiennent. Lorsque cela est ainsi, il ne me paratt pas qu'l puisse jamais être désavantageux que le sol soit fortement garni de plantes; lors même que les feuilles pourriraient, la plante, garantie par ses pousses latérales, demeurerait saine et, au printemps, reprendrait sa végétauon.

§ 986.

Les semailles d'automne arrivent à Phiver dans des états très-différens, quel- quefois avant d'avoir poussé leur germe, d'autres lorsqu'elles commencent à pointer, et dans les établissemens ruraux bien ordonnés, toujours après avoir plus ou moins tallé. Durant les froids proprement dits, dans quelque état qu'elles fussent, je ne les ai pas vu étre détruites par la gelée. Dans le plus violent froid qui ait eu lieu pendant Phiver de 1802 à 1805, la terre était dépourvue de neige; cependant, je ne pus apercevoir aucune plante qui eüt 6té détruite; du reste je n'eus pas d'occasion de voir du froment blanc. Au printemps, à la vérité, toutes les semailles avaient une misérable apparence; celles qui avaient tallé avant l'hiver, avaien perdu leurs feuilles, qui, d'abord d'une couleur blanchàtre, puis à moitié pourries, étaient étendues sur le sol; on mapercevait aucune pousse nouvelle. Aussi ce fut à la fin d'avril seulement, que le seigle, et à la fin de mai le froment, poussèrent de nouveaux jets. Jusque la gelée, qui avait pénétré au-delà de trois pieds en terre, absorboit tout le calorique que atmosphère déposait sur le sol. Alors les plantes poussèérent de nouveau avec promptitude et vigueur. On nfapergut des vides dans la semaille, qu'aux seules places ouù le sol s'tait fendu à tel point, qu'on courait le risque de s'y rompre les jambes; encore ces places se regarnirent-elles passa- plement; le seul seigle qui avait été semé sur des ados de sable, ouù il nm'avait pas tallé avant Phiver, se trouvait détruit, parce qu'un impétueux vent d'est,

avait enlevé le sable, et dégarni les racines. Sous une couverture de neige, les semailles se conservent sans doute toujours