D'AGRICULTURE. 21 § 981.
On ne sait ni dans quel lieu les céréales croissent spontanément, ni méême sil est en effet des pays où cela ait lieu ‚et d'où elles aient été Urées dans Porigine; car rien ne prouve qu'on les ait rencontrées quelque part sans culture. Ceute circonstance et celle qu'elles se sont peut être tout autant éloignées de leur état de nature, leur sont communes avec les animaux domesuques qui, ainsi
que cette espèce de végétaux, ont suivi Phomme dans tous les climats, et se
sont accoutumés à divers genres de vie. Sous les rapports économiques, elles se disunguen 1— par leurs semences, qui sont plus grandes et remplies de farin
raison qui fait qu'on les cultive: car la semence de plusieurs autres graminòes Ile est réellement employée
t des autres graminées e, et c'est cette
est également nourrissante et de méme nature, et e comme aliment; c'est, par exemple, le cas de l'ivraie.
Il paratt que, dans Porigine, et sous des climats plus chauds, toutes ont te annuelles. Quelques-unes seulement, ont été habituées, par la culture, à passer l'hiver en terre, parce que noire 6ié ne suffisait pas pour les amener
à maturité.
Elles ont, comme la plupart des graminées, touffes; à se multiplier en tallant; à pousser, nouvelles racines, et de celles-ci de nouveaux jets, surtout lorsqu'on ra de la nouvelle terre de leurs nœuds, et qu'on arréte la croissance de leurs tiges. En empéchant avec soin celles-ci de monter, on peut mêème les conserver pendant plusieurs années, et les obliger à former un gazon épais.
En favorisant leur multiplication en touffes, et en faisant qu'elles tallent, puis en séparant et replantant leurs pousses, on peut leur faire atteindre un produit énorme en semence.('est ainsi que PIrlandais Miller, d'un grain de froment et dom il tira à diverses reprises durant l'automne et le printemps suivant, des rejetons qu'il planta de mème, se procura, en une année, 21109 épis, et dans ceux-ci 576840 grains, et crut quiil aurait pu pousser cette multiplication plus loin encore. Plusieurs autres personnes ont, n seul grain 40000, en une seule année; aussi
de la disposition à former des de leurs nœuds inférieurs, de pproche
qu'il plania en juin,
avec moins de soin, obtenu d'u est-il risible d'entendre parler comme d'une chose étonnante d'une multiplication
Jde 80 ou 100 fois une semence, sans qu'on indique Pespace, la nature du
sol, et la culture. Elles étendent toujours une partie de leurs r et serrent oelui-ci par le ussu de ces racines; elles s'ét
acines à la superficie du sol, endent cependant aussi


