16 PRINCIPES RAISONNES un cultvateur intelligent, se déterminera à dimi- ence qu'il veut mettre dans son champ, r épais sur le terrain fécond, et
D'après ces considérauons, nuer ou à augmenter la quantité de sem sans sinquiéter de la question si Pon doit seme clair sur le maigre, ou tout au contraire.
Chez la plupart des cultivateurs purement pratiques, chez ceux qui, en tra- bandonnent à leur routine ordinaire, l'on trouve plus de
vaillant leurs terres, s'a 2 921. 2*. 6 de semence, qu'à la diminuer. Cela provient
disposition à augmenter la quantit en partie du préjugé et de la maxime, qui veulent qu'on fasse pluiòt trop que trop peu; puis aussi de ce que, q'abord après leur naissance, dans le premier période de leur végétation, des semailles épaisses ont toujours une plus belle apparenco claires. Pai toujours trouvé qu'on se réjouissait de les voir ainsi ident, que le plus grand nombre des plantes devait pút avoir sa croissance. Dans la lutte où elles
que des semailles épaisses, quoiqu'il fuͤt év Gtre étouffé, pour que le plus petit sont réciproquement, les plantes s'affoiblissent Pune l'autre; c'est pourquoi il vient toujours une période, où des champs dont les semailles sont ainsi épaisses, prennent une couleur jaunätre; si alors la tempécature est défavorable, les plantes disparaissent toutes ensemble; il se fait des vides, précisément dans les places ouù, auparavant, les plantes étaient accumulées en grand nombre. Je ne conteste pas que les plantes qui périssent ne puissent ensuite servir d'engrais à celles qui demeurent; mais c'est toujours là un engrais coũteux, et il n'est pas rare que celles-là, surtout dans les semailles d'automne, ne donnent lieu à une putré- facdon générale.
On allègue comme moiifs pour semer très-épais, surtout le besoin d'étouffer les mauvaises herbes; mais je n'ai, en aucune manière, trouvé que, par-là, ce but ft aueint. Une céréale, qui talle fortement, sans cependant former sur le sol un nissu serré, et qui, ensuite, croit avec rapidité, comprime la mauvaise herbe; mais ce n'est pas le cas d'une céréale semée très-épais. Si le sol et la tempé- rature sont plus favorables à la semence de mauvaises herbes qui se trouve dans le sol ou parmi la semence, qu'à la céréale qu'on a semée, ces mauvaises herbes lèveront tout aussi bien que la céréale, et elles conserveront mieux leur place. L'excessive épaisseur de la céréale elle-même, empéchera qu'elle ne végète avec prompttude. J'ai ici devant les yeux les marais de POder, cù, ordinai-
rement, on sème le double de la quantité ordinaire, en avoine souvent trois
scheffels par journal; mais les mauvaises herbes y sont aussi actives qu'en quel- qu'endroit que ce soit, elles luttent toujours, avant tout, contre la céréale; er la température, selon qu'elle favorise plus ou les unes ou Pautre, déeide le- quel doit avoir le dessus; pour autant, cependant, que ces mauvaises herbes ne


