Teil eines Werkes 
4 (1816) Tome quatrième, contenant la reproduction des substances végétales et l'économie du bétail.
Entstehung
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D'AGRICULTURE. 17

seraient pas arrachées à la main, comme cela s'opère ordinairement chez les petits cultivateurs. Je demeure fidelle à ma méthode de semer la moitié plus clair que mes voisins, et, assurément, je ne souffre pas plus des mauvaises herbes qu'eux; je ne me suis pas encore vu dans le cas de devoir laisser mon champ en herbages, parce que la mauvaise herbe y avait pris le dessus. En effer, la quantité ordinaire de semence est suffisante pour couyvrir le sol, de manière que chaque place ait un nombre de plantes plus que satisfaisant. Gest Pavoine sur päturage rompu seule- ment, que je sème plus épais; et celle-ci barce que tous les grains ne tombent pas à une place ouù ils puissent germer. § 978.

Les procédés de la semaille varient infiniment, et peuvent difficilement étre démontrés avec des paroles; cependant, ils ne sont en aucune manieère indifférens. Le meilleur est, sans doute, celui le semeur jette, en allant, la semence à

la gauche avec sa main droite, et en revenant, à la droite avec sa main gauche,

ou toujours avec le vent, en marchant au bord de l'espace le précédent jet a fini d'atteindre; pourvu toutefois que ce procédé soit exécuté dans sa perfection. Mais, pour ceci, il est essentiel de bien observer le vent, et de considérer son plus ou moins de force. Dans le fait, la meilleure méthode est celle dans laquelle le semeur est le plus exercé, et il y a du danger à en prescrire une autre am semeur, si, auparavant, on ne la lui a Parfaitement fait apprendre, et mettre en pratique.

Il est généralement reconnu que le semeur est le manouvrier le plus essentiel de Léconomie rurale: cependant beaucoup de culivateurs mettent très-pen d'importance à son choix, et confient cet ouvrage à chaque journalier ou ouvrier en corvée. Ils vont méême jusqu'à lui imposer, comme läche pour sa journée, de semer une certaine quantité de grain. L'ouvrier aime assez cela, car il luĩ est très-facile de jeter en terre une grande quantité de semence. Dans de telles exploitations rustiques, on emploie une quantité de semences, excessive en pro- portion de l'étendue ensemencée, et Il est, sans contredit, nécessaire d'y semer Spais, puisqu'on y séme mal. Si pon veut fixer une mesure à semer, que ce soit du moins celle de Létendue de terre qu'on doit ensemencer, mais qu'avant iout, on se procure un bon semeur, qu'on le conserve dans la disposition de remplir ses fonctions avec honneur, et qu'on ne le pressé pas trop-

On a souvent demandé combien un semeur pouvait expédier d'ouvrage en un jour; de Münchhausen Pa calculé dans la I. zection de son Pèere de famille, en jeis et en minutes. Mais il faut étre content, si le semeur sème par jour dix-huit journaux. C'est sans doute le moins qu'un homme d'un activité moyenne

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