Teil eines Werkes 
4 (1816) Tome quatrième, contenant la reproduction des substances végétales et l'économie du bétail.
Entstehung
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D'A GRICULTURL. 9

pas conserver des grains Tannées oh ils mont pas acquis leur perfection. Mais si, dans de ielles années, le cultivateur a une provision de semence de l'année précédente, Pavantage en est d'autant plus grand, et le cultivateur peut s'envi- sager comme heureux en comparaison de ses confrères.

§ 972.

Il est d'une grande importance de nettoyer soigneusement la semence, de toutes les graines de mauvaises herbes qui peuvent s'y trouver mélangées, ainsi que de tous les grains imparfaits qui s'y rencontrent. On opère cela:

a) En soumettant la semence au ventement, en la jetant en l'air(comme cela se pratique dans certains pays, pour séparer le grain d'avec sa balle et la poussièére); on ne choisit alors pour semence que le grain qui est allé le plus loin. Cela peut aussi être fait par le moyen d'un ventlateur, espèce de moulin qui sépare Ie grain plus pesant, du plus léger et des mauvaises semences;

b) Par le moyen de cribles, dont il faut avoir une variété, percés de trous de toutes les gradations. Les semences de mauvaises herbes qui sont plus petites que la semence, et les grains avortés de celle-ci, sont séparés par le crible, qui, au contraire, retient les grains bien nourris. D'autres semences étrangères qui se trouvent plus grandes que le grain qu'on cherche à netroyer, sont retenues par des cribles, qui laissent passer celui-ci;

c) Par le lavage, en jetant la semence avec de Peau dans des cuves, oùð on les brasse ensuite. On enléve alors toutes les choses hétérogènes et les grains légers qui surnagent. On peut, par ce moyen, mieux que par d'autres, se- barrasser de la graine de moutarde, sénevés ou raves sauvages, de marguerite dorée et de plusieurs autres plantes. L'on comprend, d'ailleurs, qu'aussitôt après cette opération, il faut étendre le grain qu'on a ainsi passé dans l'eau, en couche mince, afin de le faire sécher.

5 975.

Il ne faut pas confondre avec cette opération, celle qui consiste humecier les semences, et à les conserver dans cet état d'humidité, afin d'accélérer le développemem de leur germe, et à les épandre bientõt après, afin qu'elles lèvent plus tét; ceute opération est depuis long-temps en usage chez les jardiniers. On a également recommandé d'employer cette méthode pour les champs propre- ment dits, surtout lorsque, à Pépoque des semailles, la terre est extrémement sèche; mais c'est dans ce dernier cas surtout, que cetté méthode est extrémement dangereuse; car lorsque, la sécheresse continuant, toute humidite est enlevée au

germe qui nait, il faut nécessairement que ce germe, ou la jeune plante qui en est sorlie, sèche; et il eüt été incomparablement mieux, que la semence fút demeurée

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