Teil eines Werkes 
4 (1816) Tome quatrième, contenant la reproduction des substances végétales et l'économie du bétail.
Entstehung
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DAGRICVLTURE. 5

rement belles et disnguées, et que Pon se soit créé une espèce de plantes plus forte, que Pon s'est ensuite conservée à Paide de quelques soins. C'est dessus que reposent en partie les avantages, que Pon remarque dans les espèces de grain qu'on üre de l'étranger, aussi long-temps que, voulant les employer pour semences, on donne des soins particuliers à leur choix. On doit préférer, pour en tirer les semences, la partie des céréales ouù le sol favorise mieux le parfait accomplissement du grain, et il vaut, à plus d'un égard, la peine de recueillir la semence dans un champ particulièrement propre à cette espèce de plante, et de donner des soins à cette récolte, iout comme de sarcler et isoler les plantes durant leur végétation, d'ameublir la terre avec la houe, afin que ces plantes, et avec elles leur semence, soient portées à leur plus haute perfecuion. Par ce moyen l'on obuendra que la semence atteigne la maturité la plus complète er la plus uniforme. Mais si c'était le propre de cette espece de plante, que sa semence murtt inégalement, il vaudrait toujours la peine de mertre à part les épis ou les gousses qui seraient parfaitement murs. 5 969.

Mais il west pas d'une moindre importance de conserver soigneusement le grain de semence. Toute humidité doit étre éloignée de lui, tant celle qui, au commencement, est inhérente à sa nature, que celle qu'il pourroit ensuite absorber; pour cet effet il faut, non-seulement l'étendre clair, mais encore le brasser à réitérées fois, afſin qpe cette humidité s'évapore. Car aussitèt que le grain de semence a commencé à se gàter, circonstance qu'on caractérise ordinairement en disant qu'il est échausfé, et qui s'annonce d'une manière non équivoque par Podeur que ce grain répand alors, sa réussite devient extrémement in- certaine. Ce grain n'a pas perdu la faculté de germer, et souvent méme, les jeunes plantes auxquelles il a donné naissance ont une apparence de fraicheur; mais, dans leur développement, et surtout à leur floraison, ces plantes de- viennent faibles et maladives, de sorte que les fleurs tombent, sans que la fécondation ait eu lieu, ou du moins il ne se forme que peu ou point de grain. Pai eu occasion d'éprouver cela d'une manière décidée et très'sensible sur de Pavoine qui avait subi de l'échauffement. Si méême, l'altération du grain ayant été moins forite, cet effet est moins frappant, on ne laissera cependant pas de s'en apercevoir; dans bien des cas, Pon attribue la médiocrité du sucoès à d'autres causes, celle-ci est véritablement la réelle.

§ 970.

Beaucoup de gens considèrent un changement et renouvellement frécuent

des semences, comme la condition indispensable d'une récolte accomplie. On