D'AGRICULTURE. 15
manière le couteau tranche en dehors; de sorte qu'il a plus de facilité à rompre
Padhérence des parties intégrantes du sol; de cette manière aussi il commence déjà à soulever la tranche, et il facilite un peu l'action du soc qui vient après lui; il procure T'arrachement de celles des racines qui sont trop grosses pour qu'il puisse les couper entièrement; sa lame inclinée les soulève, de sorte qu'elles doivent se rompre ou étre arrachées, tandis qu'un coutre placé per- pendiculairement pousserait devant lui, sans les arracher, les racines qu'il ne pourrait pas couper. Le coutre soulève aussi des pierres qui n'eussent pas pu étre poussées de côté ou jetées en avant. Enfin cette position oblique du coutre a Tavantage de donner à la charrue une légère tendance à entrer dans la terre, sans augmenter beaucoup le frottement. La pression du sol sur le coutre retenant la partie antérieure de la charrue en terre, compense Faction des traits qui
tendent au contraire plutôt à à soulever cet instrument.
Dans les terrains qui n'ont pas encore été nettoyés de pierres, il convient que le coutre dévie plus de la position perpendiculaire que dans ceux qui Pont été; dans ce premier cas on peut lui donner une inclinaison qui s'dcarte de trente degrés de la perpendiculaire.
Comme fréquemment le coutre doit surmonter une grande résistance, il con- vient de lui donner une force proportionnée à la résistance qu'il doit vaincre, et comme cette force ne peut pas étre donnée en entier sur l'épaisseur, il faut alors augmenter la largeur du coutre. Trois pouces suffisent ordinairement, cependant si le sol offrait beaucoup de résistance, il pourrait convenir de don- per au coutre une largeur plus grande encore.
Dans la bonne regle le coutre doit étre acéré, et comme il essuie un frotte- ment très-fort, l'acier doit souvent en éêtre renouvellé. Si l'on se sert habituel- lement d'un méême coutre, cet acérage dure rarement au-delà d'une année, et dans les terrains pierreux pas méème six mois. Comme la position du coutre a beaucoup d'influence sur la bonne direction de la charrue, il faut y porter une attention particulière, surtout si ce coutre est d'une espèce moins parfaite à laquelle on ne puisse donner une bonne position qu'à P'aide de coins. Il convient donc que fréquemment, ou méme chaque jour, l'inspecteur des travaux exa- mine les diverses charrues, et surtout cette partie, afin de voir si tout y est dans l'état convenable; pour cet effet il sera bon de les faire renverser: le tems employé à cet examen sera mieux employé que iout autre.
Il est des contrées où cette importante partie de la charrue a été totalement retranchée et ou elle est remplacée par la gorge, ou par cette partie du soc qui
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le termine du côté gauche, et qui est alliguée dans son côté vertical avec le cété


