Teil eines Werkes 
3 (1814) Tome troisième, contenant la seconde partie del l'Agriculture proprement dit, avec 13 planches, savoir: celles de I à XI, la XIII et XIV
Entstehung
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14 PRINCIPES RAISONNES

ainsi que nous le verrons bientôt, n'est pas tout à fait dans l'alignement de l'age, mais qu'au contraire il doit tirer un peu sur la gauche. Par le moyen des coins, on peut obtenir que le coutre ait cette tendance, mais alors il n'est pas perpen- diculaire; la partie supérieure de la poignée tire à la droite, tandis que la pointe du tranchant est tournée à la gauche. De cette manière il ne tranche pas le sol perpendiculairement, mais en biais, et il ne fraie pas aussi bien qu'il le devrait, le chemin que le corps de charrue doit suivre. Dans un labour superficiel de trois à quatre pouces de profondeur seulement, augmentation de frottement qui en résulte n'est pas de grande conséquence sans doute; mais elle devient sensible déjà lorsqu'on laboure à six pouces: c'est par cette raison que, pour les charrues destinées à faire des labours profonds, les coutres qui sont coudés au bas de leur poignée, comme cela a lieu dans la charrue de Small perfectionnée, sont de beaucoup préférables. Au moyen de ce coude le coutre proprement dit(sa lame) est porté à la gauche autant que cela est nécessaire, quoique sa poignée soit placée perpendiculairement. Pour les labours très- profonds et dans lesquels la charrue doit vaincre une grande résistance, on peut ajouter beaucoup à la solidité du coutre au moyen d'une pièce assujettie par une vis, comme dans les nouvelles charrues de Small. En coudant le coutre

comme nous l'avons expliqué plus haut, on évite le grand inconvénient, que,

pour tenir sa charrue suffisamment engagée dans le sol, le laboureur soit obligé de Pincliner du côté de la terre non remuée. Au moyen de cette dernière disposition, le laboureur obtient sans doute que le coutre, quoique placé en biais, tranche perpendiculairement; mais alors il donne lieu à un mal plus grand encore que le précédent, c'est que le soc cessant d'étre dans une position horizontale, les tranches qu'il forme, au lieu d'èétre égales, sont, au contraire, beaucoup plus épaisses du côté de la terre non remuée que du còôte 0pposé, de sorte que le labour est très-irrégulier.

On donne au coutre des formes très-variées, quelquefois on le fait parſai- tement droit, souvent on lui donne la forme d'une faucille, ou mèême on le courbe dans le sens opposé, en lui donnant une sorte de ventre. On croit faciliter son entrée dans le sol par le moyen de ces diverses formes; mais comme la ligne courbe est plus longue que la ligne droite, il paratt au contraire que la résistance en est augmentée et qu'un coutre droit est préférable. La facilité qu'on cherche à donner à l'action du coutre en lui donnant une forme courbe, est atteinte d'une manière tout aussi complète, lorsqu'on incline celui-ci en avançant sa pointe; car il est connu qu'un coutre tranche toujours mieux lors- qu'il agit en biais, quoique ioujours dans la ligne de son mouvement. De cette