Teil eines Werkes 
3 (1814) Tome troisième, contenant la seconde partie del l'Agriculture proprement dit, avec 13 planches, savoir: celles de I à XI, la XIII et XIV
Entstehung
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10 pPRINCIPES RRAISONNES

terre parallèle à la superficie du sol, en la tranchant tant verticalement qu'ho- rizontalement; la prendre, ordinairement à sa gauche, et en la tournant sur son. propre axe, la renverser du côtε pposé, de manière qu'elle soit, autant que possible, à portée de Paction de la herse, qui doit la briser et la pulvériser entièrement.

La bonté d'une charrue consiste donc à remplir ce but de la manière la plus parfaite, en employant, le moins qu'il est possible, de la force du bétail et de la sienne propre, sans exiger une grande adresse de la part du laboureur, et sans donner beaucoup de peine à celui-ci.

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Les autres qualités qui recommandent une charrue sont les suivantes: 1. II convient qu'elle soit aussi simple que le but auquel elle est destinée peut le permettre, par conséquent qu'elle n'ait aucune partie inutile, ou dont Pobjet puisse étre atteint d'une manieère plus facile.

trait ge lumière très-utile; mais cette fois je ne voulus plus abandonner le succès de mon essai au plus ou moins de bonne volonté ou d'habileté des ouvriers de mon voisinage; je ſis venir cette charrue de la Belgique, d'Ostmale mème, et j'obtins, dès le premier abord, un résul- tat très-satisfaisant. Mais je continuai à éprouver des difficultés sans nombre, lorsqu'il s'agit de faire imiter cet instrument par les ouvriers de la contrée que j'habite; je fus encore une fois obligé de faire venir des charrues d'Ostmale, qui, malgré les frais de transport, me revenaient à meilleur compte que celles faites dans mes environs, et qui, outre cela, leur étaient très-supé- rieures en qualité. Dès lors, chez moi et chez plusieurs personnes des environs, la charrue d'Ostmale a gagné Popinion au point que chaque jour l'usage s'en propage, et que mes laboureurs eux-mèmes la préfèrent à toutes les autres, depuis qu'ils ont appris à se servir de celle-. Qu'il me soit permis d'ajouter ici quelques mots sur les inconvéniens des essais livrés au hasard. Apreès les premiers suecès que j'ohtins de la charrue belge, première venue d'Ostmale, j'en écrivis à M. Fellenberg. Quelque tems après, l'époque fixée pour la féete d'Hofwyl approchant, cet agronome célèbre m'écrivit qu'il avait annoncé cette charrue au public, quil espérait en conséquence que je lui en procurerais une pour cette féte. Je fis impossible pour remplir ses vues, et sans doute, pour y atteindre, il fallut bien mettre un peu de précipitation dans le travail. La charrue fat achevée depuis mon départ et eut peine à arriver à Hofwyl pour le concours; elle ne fut point essayée d'avance, et lorsque, en présence de plusieurs centaines d'individus, elle fut mise en œuvre, elle ne donna que les plus pitoyables résultats, parce que le maréchal n'avait nullement su imiter le modèle. IIl fut donc conclu par les nombreux agriculteurs qui alors étaient réunis à Hofwyl, que la charrue de la Belgique n'avait aucune des qualités qu'on lui avait attribuées, et cette opinion se répandit sans doute dans toute la Suisse. Aujourd'hui ce jugement, tout mal fondé quril soit en réalité, résistera encore pen- dant long tems aux pleins succès que je n'ai cessé d'obtenir dans l'emploi de cet instrument, après Pavoir ramené aux formes qui lui sont essenlielles. Trad.