Teil eines Werkes 
3 (1814) Tome troisième, contenant la seconde partie del l'Agriculture proprement dit, avec 13 planches, savoir: celles de I à XI, la XIII et XIV
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D'AGRICULTURE. 9

B. Les Binoirs qui opèrent l'ameublissement et le mélange du sol, et entratnent les racines des mauvaises herbes qui y sont renfermées, mais qui ne renversent point la terre, parce qu'ils n'ont point de versoir destiné à pro- duire cet effet.

C. Les houes et cultivateurs, sous cette dénomination je eomprends toutes les espèces de schims, ratissoirs à cheval, houes, exürpateurs, charrues à écrouter, etc., qui ne remuent que la partie supérieure du sol, et dont on se sert ou pour préparer et faire les semailles, ou pour cultiver les récoltes durant

leur végétation.

§ 682.

La charrue proprement dite.** Elle doit séparer et détacher une bande de

* Nous m'avons, du moins que je sache, pas de terme français qui désigne ce genre d'ins- trument. Dans quelques provinces on qpualifie de binoirs, binettes, des petites charrues assez semblables à ce que l'auteur désigne ici sous le nom allemand Haaken. Tyad.

* Jinvite mes lecteurs à envisager ce qui va suivre comme une direclion sur le choix et Pemploi des charrues, plutôt que sur la manière de les ſabriquer. Ii importe au cultivateur de connaftre parſaitement l'effet que produit telle ou telle modificalion dans les formes de la charrue, et les moyens de remédier aux inconvéniens que l'on rencontre dans l'usage de cet instrument; il faut qu'il connaisse la manière d'en faire usage et d'en tirer parti: c'est sans doute à cela que l'auteur a destiné cette instruction. Mais les agriculteurs se tromperaient fort, si, sur de tels renseignemens, ils prétendaient faire de nouvelles charrues, ou du moins les faire exécuter sous leurs yeux. Les instrumens de ce genre demandent une trop grande précision dans des formes d'une description très-difficile, pour qu'ils puissent aisé- ment éètre imités sur de simples directions; aussi les personnes qui, au lieu de se procurer ces instrumens des lieux oQ l'on était habitué à leur fabrication, ont voulu les invenler elles- méme, y ont elles perdu un tems infini, le plus souvent saus fruit, et y ont elles dépensé trois ou quatre fois plus que ce qu'il leur en eũt coũté pour se procurer la charrue elle-mème, quoique d'un grand éloignement. L'effet le plus ordinaire de pareilles tentatives est de dégoutter des perfectionnemens, souvent méme d'accuser de charlatanisme ceux qui, au ſond, n'ont dit que la vérité.

P'ai moieméème éprouvé les mécomptes dont je cherche à garantir les agriculteurs;) long-tems iravaillé à faire exécuter une charrue de Small, d'après les directions que je trouvais dans quelques auteurs anglais; j'étais parvenu à quelques succès, mais ils furent iout à fait éphémdres. Attribuant à la chose meme les imperfections qui étaient la suite de ma propre jnexpérience, je lançais un anathème général contre les charrues à versoir contourné et im- mobile, lorsque la réflexion me ramena encore une ſois sur un principe qui, malgré mes- comptes, me paraissait cependant toujours mathématiquement démontré. A ceite époque, Pouvrage de Schwertz sur l'agriculture Belge, me fut obligeamment communiqué par M. Fellenberg; j'y trouvai la description de la charrue d'Osumale, et ce fut pour moi un

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