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3 (1814) Tome troisième, contenant la seconde partie del l'Agriculture proprement dit, avec 13 planches, savoir: celles de I à XI, la XIII et XIV
Entstehung
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F 8 PRINCIPRS RAISONNLS en œuvre avec leurs mains, et ceux qui sont mis en mouvement par le bétail

de trait. Les premiers ne conviennent guères que pour la culture des jardins, qui, bien 8

qu'elle fasse sans contredit aussi partie de Pagriculture, ne peut pas étre prise en considération dans cet ouvrage. Au reste, il y a sans doute quelques circons-

tances ces instrumens peuvent étre employés avec avantage daus la culture

des champs, mais ces cas sont rares et nous en ferons mention dans leur lieu. Que, lorsqu'on a des bras en suffisance, il puisse étre avantageur d'employer la bèche ou le hoyau en place de la charrue, et le ràteau en place de la herse, c'est un problème qu'il ne nous importe pas de résoudee, puisque, du moins dans la plus grande partie de l'Europe, il n'existe pas une quantité de manou- vriers assez grande, pour qu'on ne puisse pas les employer d'une manière plus avantageuse qu'à un tel ouvrage, et que, la population est aussi nom- breuse, la culture des champs est transformée en culture des jardins, de sorte que nous pouvons envisager le labour à la bêche et celui à la charrue comme les caractères distinctiſs de ces deux genres de culture.

Il m'y a d'ailleurs aucun doute qu'avec des instrumens mus par des bétes de trait, pourvu qu'ils aient 6té convenablement exécutés, on ne puisse obtenir unc tout aussi bonne culture et une fécondité cgale à celles qu'on atteindrait avec des instrumens à mains(si l'on en excepte cependant les déſoncemens profonds), et qu'on n'atteigne ce but avec beaucoup moins de frais: on doit con- venir cependant que cela n'arrive pas ordinairement, et qu'un bon labour à la bèche est souvent mieux payé par la récolte qui le suit, que ne l'est un chétif

labour à la charrue. § 681.

Les instrumens dont on se sert ponr culüver le sol, et qui sont mis en mou- vement par le bétail de trait, sont très-nombreux; mais ils peuvent tous Ltre compris dans les trois classes suivantes:

A. La charrue dans le sens le plus précis de cet mot. Le but auquel cet ins- trument est destiné, n'est pas seulement de diviser la terre, de l'ameublir et de la jeter un peu de côté, mais aussi de la renverser, de sorte que la partie inférieure de la tranche séparde par la charrue soit amenée à la surface du sol. Cet instrument opère cet effet par celle de ses parties qu'on désigne sous le nom de versoir, ou, lorsqu'elle est plus petite, d'oreille, et qui ordinairement est placée du côté droit de la charrue.

B. Les