Teil eines Werkes 
3 (1814) Tome troisième, contenant la seconde partie del l'Agriculture proprement dit, avec 13 planches, savoir: celles de I à XI, la XIII et XIV
Entstehung
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4 PRINCIPES RAISONNES hétérogènes est absolument nuisible aux racines des plantes; la végétation s'arréte lorsque les jeunes racines chevelues doivent passer de l'une de ces parlies dans Pautre. Ce mélange imparfait produit des plantes tachetées, par conséquent malades: c'est ainsi que des champs ont perdu leur fertilité pour plusieurs années, parce qu'en y transportant des espèces de terres améliorantes et même de la marne, on n'a pas eu soin de les méêler avec la couche de terre végétale; Peffet qu'on attendait de substances ainsi ajoutées ne s'est montré que lorsque le mélange a été complet. Plusieurs espèces d'engrais, surtout ceux qui opèrent par leur action sur Phumus et sur les matières végétales, demeurent également inefficaces, et peuvent même devenir nuisibles, lorsqu'elles entrent en contact avec les particules de l'humus sans étre divisées de la manière la plus complète. Le fumier ordinaire d'étable n'est pas sans effet, lors même qu'il n'est pas inti- mément mélé avec le sol, parce que ses parties solubles pénètrent dans la terre végdtale; cependant il ne produit jamais l'avantage qu'on pourrait en attendre »'il était eomplétement mélé avec le sol, et diviseé entre ses différentes parties par le moyen de labours réitérés. Dans le premier cas les plantes poussent par touffes et sont fort incgales; dans des places elles trouvent une surabondance T'alimens, tandis qu'ailleurs elles dépérissent faute de sucs. Comme alors le fumier s'agglomère sous la forme de tourbe, cette inégalité de la récolte est sensible pendant quelques années. 679.

3. De ramener d la surface dus sol une eouche de terre prise d une plus grande profondeur, aßn de la soumettre aux influences de l'atmospheère et de la lumière. Déjà, dans les tems les plus recnlés, des observateurs attentifs ont eonnu cet effet de l'aëralion du sol, et pour l'expliquer ont eu recours à diverses hypoiheses. On a comparé cet effet à la ſormation du salpéètre(nitrate de potasse), et véeritablement il a beaucoup d'analogie avec elle, puisque le salpètre est pro- duit par le eoncours d'une substance atmosphérique, et en quantité d'autant plus grande, qu'on met plus souvent en contact avee Pair une surface nouvelle et qui n'a point encore Gté saturée. C'est également la mèême substance, Poxi- gène, qui agit iei eomme dans la formation du salpetre. C'est par son concours que se forment, ainsi que nous Pavons dit au volume précédent en parlant de Phumus, les deux substances dans lesquelles le carbone fait partie constituante de la nourriture des plantes, Pacide carbonique et la matière extractive. C'est aussi seulement à Paide de son exposition à l'air, que Thumus acquiert sa fertilité, et, dans cet effet, il est probable que la lumière joue un très-grand rôle.

Le sol s'approprie cette parue de Pacide carbonique formée par la combinaison