Teil eines Werkes 
3 (1814) Tome troisième, contenant la seconde partie del l'Agriculture proprement dit, avec 13 planches, savoir: celles de I à XI, la XIII et XIV
Entstehung
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des plantes.

Quelques auteurs, en particulier Iethro Tull, convaincus par leur propre expé- rience du grand effet que produit la pulvérisation complète de la couche de terre végétale, ont prétendu que toute la fertilité du sol était due à cette cause; mais dès lors il a été suffisamment démontré combien cette opinion était fausse. Lorsqu'un champ, en apparence épuisé, a été négligé sous le rapport de P'ameublissement du sol, sans doute on peut, en donnant un soin particulier à diviser le terrain et à le pulvériser complétement, en tirer encore une ou deux récoltes de grains. Mais cela n'a lieu que parce qu'on met ainsi à la portée des suçoirs des plantes les sucs qui élaient encore renfermés dans le sol, et non parce que cette opération en procure de nouveaux, du moins pas en suffisance.

Le sol ne peut jamais étre trop ameubli et trop pulvérisé; cependant il peut étre rendu trop léger, c'est-à-dire qu'il peut s'y former des interstices dans lesquels ses parties ne sont plus rapprochées les unes des autres. Ces vides nuisent aux plantes; on s'aperçoit que divers produits souffrent lorsque, après qu'ils ont été semés, le terrain labouré récemment n'a pas pu s'affaisser, et qu'ainsi ces vides n'ont pas été remplis.

Il tient à la nature et à la composition du sol que cet ameublissement s'opère d'une manière plus ou moins facile; c'est pour cela que les opérations par le moyen desquelles on l'effeciue, doivent avoir plus d'intensité et étre plus répé- t6es dans un sol que dans un autre. Outre cela l'ameublissement du sol doit avoir lieu d'une manière plus ou moins complète, suivant l'espèce de plante qu'on se propose d'y cultiver. L'orge réussit mieux sur un terrain très-meuble et complétement pulvérisé. En revanche Pavoine est beauconp moins arrétée dans sa végétation par l'agglomération des parties du sol, elle pénètre dans ce sol avec bien plus de force.

Plusieurs années s'écoulent avant que le terrain qui a été complétement pulvérisé se durcisse entièrement au-dessous de sa superficie. S'il est composé d'argile, il contracte à la vérité une certaine adhérence avec lui-mèême, mais cette adhérence n'est jamais telle que les racines ne puissent y pénétrer; c'est pour cela que l'ameu- blissement et la pulvérisation de la partie du sol qui est au-dessous de celle qu'atteint la charrue, n'est ordinairement répétée qu'au bout d'un certain nombre d'années.

§ 678.

2. Le melange complet des parties dont le sol est composé. II n'est jamais plus essenüel d'opérer ce mélange complet, que lorsqu'on a augmenié la couche de terre végétale, soit par des labours profonds, en ramenant de la terre vierge à la superfcie, soit en y transportant des substances propres à l'amende- ment du sol, ou à sa bonification. Une masse terreuse composée de parties