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3 (1814) Tome troisième, contenant la seconde partie del l'Agriculture proprement dit, avec 13 planches, savoir: celles de I à XI, la XIII et XIV
Entstehung
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2 PRINCIPES RAISONNES

sagement lorsqu'il s'en lient à la méthode suivie par ses pères; cette méthode, à la vérité, ne lui promet aucun avantage dont ses voisins ne jouissent; mais aussi elle ne Pexpose pas à essuyer de plus grands mécompies. S'il entreprenait des procédés nouveaux, sans connaftre parfaitement leur but et les moüls quiĩ doivent engager à les suivre ou à les rejeter, il courrait bien plus le risqua d'éprouver des pertes, qu'il m'aurait la probabilité d'atteindre un mieux réel. L'agriculteur éclairé, au contraire, qui cherehe à atteindre la plus grande per- fection, peut, sans risque, entreprendre ces méthodes nouvelles, lorsqu'il con- nait les effets qu'on doit en attendre, et les résultats qui doivent probablement Sensuivre de chaque opération; lorsqu'il sait ainsi apprécier les causes qui ont déterminé le succès tantét de l'une, tantôt de Pautre. § 676.

L'agriculture a des objets nombreux et variés, qui ne peuvent pas tous être auteints de la même manière. Il est essentiel que nous ayons une idée très-claire de P'effet que nous cherchous à produire, non-seulement dans chaque cas isolé, mais encore dans la combinaison de ces cas les uns avec les autres, afin que, d'après cette connaissance, nous puissions choisir les procédés qui conduisent à ce but avec le moins de frais que cela est possible.

L'objet et les effets de la culture sont en général les suivans:

§ 677. pulvdrisalion du sol. Toutes les espèces de ter- s'agglomérer, tantét au moyen de

1. L'ameublissement et la rain ont de la disposition à se réunir et à pattraclion de cohlésion de leurs parties, tantét par suite de la pression que Tatmosphère exerce sur elles. Plus un terrain est argileux, plus la liaison et mais la plupart des plantes que nous cultivons ne peu-

Pagglomération est forte; si durci, et en ürer la nourriture qui y est

vent pas pénétrer dans un sol ain renfermée. II faut donc que le sol soit ameubli d'une manieère mécanique et la est possible, afin qu'il en résulte la végétation la plus

aussi parfaite que ce nourriciers soient mis à la portée des sugoirs des

riche, et que tous les sues Gcessaire que la couche de terre végétale soit

plantes; pPour cet effet, il est n este plus de mottes. Les racines chevelues des

pulvérisée à iel point, qu'il n'y r plantes ne pénètrent point dans ces mottes, elles ne font que s'étendre tout autour, par conséquent ces mottes de ierre ne leur donnent gudères plus Palimens que si elles fussent des pierres. Plus le sol est homogène, ameubli 8, et pulverisé, plus les racines des plantes y pénètrent également, plus elles y poussent de racines chevelues, et plus les ramifications de ces racines demeurent séparées les unes des autres; de sorte qu'alors chacune des parücules nutri-