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9 Luc -D'AGRICULTURE, 257
Dr.° e e fécond, cependant pas excessivementferule, on obtiendra, par chaque journal, de six à huit quintaux de trèfle, en sus de ce qu'on eût obtenu sans l’inter- vention du gypse; bien entendu cependant que le. sol soit passablement garni de plantes; puisque là où1l n’y en a pas, le gypse ne.peut pas en faire naître. Aureste, pourvu qu'il y ait une plante sur chaque pied carré, l'effet du gypse sera tel, qu'au moment de la floraison, le trèfle couvrira complétement le
terrain. Si en revanche le trèfle est très-épais, et si le sol a assez de fécondite
pour que le trèfle pousse vigoureusement de lui-même, le gypse ne produirait qu'un excès de végetauion ui donnerait au trèfle de Îa disposition à q 5 9::<Q pos
pourrir sur plante; dans ce cas donc on doit s'abstenir d’épandre du plälre
sur le trefle. $ 661 Toutes les expériences faites jusqu’à ce jour semblent prouver que le gypse epère peu d’effet direct sur les graminées céréales, lorsqu'il a été épandu
immédiatement sur elles. Mais on est unanime sur ce peint, qu'un chaume
de trèfle enterré produit de beaucoup plus belles céréales, surtout du froment, lorsqu'il a été gypsé, que lorsqu'il ne l’a pas été. Suivant toutes les apparences, le gypse ne produit cet effet, qu’en augmentant la vigueur des racines et des tiges du trèfle, par conséquent en mukipliant cette partie de sa dépouille que la plante. laisse tant dans le sol qu’à sa surface. L’on sait en effet, que la force dn blé qui succède au trèfle est toujours proportionnée à la vigueur de celui-ci, Ainsi donc l'emploi du gypseest indirectement favorable aux récoltes céréales; mais il procure des avantages bien plus grands, encore, par la grande augmen- tation de fourrages, et par conséquent de fumier, qu'il procure.
Cette espèce d'engrais, que la petitesse du volume dans lequel on lemploie permet de se procurer au loin, est donc d’une très-grande impurtance; mais il ne faut pas oublier qu’on ne doit en attendre aucun effet sur un terrain épuisé.
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Le gypse nous amène à parler de quelques autres sels, qui peuvent être employés à l'amendement des terres. Au reste si l'on en.excepte le résidu des salines, ces substances sont rarement employées à cet usage, parce que, le plus souvent, elles sont à un trop haut prix. à.
Les essais qui ont été faits sur lemploi de ces sels, n’ont eu lieu que sur de petites étendues. Ces essais, spécialement ceux qui avaient pour objet le sel commun(muriate de soude), ont donné les résultats suivans. Lorsqu'on
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