250 PRINCIPES RAISONNÉES
schelling et demi, ou 9 deniers argent pesant; au moyen de ce salaire, Îles ouvriers auxquels on fournit les bêtes de trait et les voitures, mais point d’ou- üls, doivent charrier la marne et l’épandre à mesure, bien entendu cependant que l'éloignement du champ ne soit pas tel qu’on ne puisse transporter vingt cinq charges en un jour. Ici je paie pour charrier un tel chariot, sans le conduire, et en fournissant aux ouvriers les hoyaux nécessaires, 1 gros mauvais argent, ce qui fait environ un schelling de Danemarck. À ce taux les ouvriers sont payes convenablement.
Le charroi dépend absolument de l'éloignement: il n’est pas rare qu’on transporte de la marne calcaire sur un terrain argileux à un mille de distance et plus, de sorte qu’un attelage ne peut conduire que deux charges par jour, souvent même qu’une seule. Le marnage revient alors à très-haut prix, lors même qu'on y met toute l’épargne possible; quelquefois les frais qu'il occa- sionne dépassent ceux d’un amendement avec de la chaux. On ne peut employer la marne glaiseuse que dans son voisinage; on cherche donc à se la procurer dans chaque champ et dans une position aussi rapprochée que cela est possible; on préfère même ne pas épargner les frais que, dans l’ouverture d’une nouvelle marnière, ilen coûte toujours pour déblayer la couche de terre dont la marne est couverte. Lorsqu'on connaît la distance, on peut facilement calcuïer le nombre de charrois que, dans chaque localité particulière, un attelage pourra faire en un jour.
On voit assez souvent se réaliser le compte suivant des frais de marnage dun journal., Rixdalers gros.
Pour extraire et charger 60 charges de marne, à 8 den. l’une 1 16 Deux chevaux qui, en moyenne, charrient en trois jours la quantité nécessaire à un journal, le cheval calculé(y com-
pris la voiture) à 8 gros.......... 2» Pour épandre la marne, par journal......+»() Frais d’ouverture de la marnière, et autres accidentels.,» 6
Le charretier, à 6 gros-par jour.+- …+...» 15
5 rixdal.*Ÿ
Au reste ce calcul est dressé d’après les circonstances les plus favorables;
* IFimporte beaucoup au cultivateur de commencer, avant d'entreprendre une telle boni-
fication en grand, non-seulement d’en faire l'essai sur une petite étendue, mais encore d'en: bien calculer les frais d’après les circonstances de sa propre localité: chez moi ces frais. s'élèveraient sensiblement plus haut que çe qui est indiqué ici. Trad.
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