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D'AGRICULTURE. 251
siles difficultés augmentent, les frais augmentent à proportion. Dans les jours
les plus courts, en hiver, on ne pourra peul être faire que quinze charrois en
un jour, tandis que dans les longs jours de l'été on en fera jusqu’à vingt-cinq. Dans cette première saison, du reste, on doit mettre les journées de travail des
chevaux à un prix plus bas, pour leu Jai connaissance d’un cas où, afin d’exécuter rapidement le marnage d’un
champ situé à un éloignement considérable des bâtimens, on sema des vesces sur la partie du terrain qui avait déjà été marnée, et l’on nourrit par ce moyen les chevaux destinés au charroi de la marne, que, pour cet effet, on laissait jour et nuit sur place, en les tenant attachés avéc une corde, afin qu'ils ne foulassent avec les pieds que l’espace qui leur était immédiatement consacré.
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On a toujours éprouvé des effets sensibles de l’emploi de la marne, surtout de la marne argileuse sur les terrains sablonneux; lors même qu'après un repos de plusieurs années, le terrain était épuisé et stérile au point de ne pas valoir la peine d’être ensemencé. Cependant cet effet n’est que relatif et nullement absolu. Le produit s’élèvera de deux et demi scheffels par journal à cinq, pour plusieurs récoltes, surtout pour la troisième; ensuite ce produit déchinera peu à peu, si lon ne donne au sol un long repos, ou si on ne le fume avec des engrais d’étable. Mais leffet de la marne est incomparäblement plus sensible sur un terrain qui Contient encore des sucs et de l’humus, qu’on a soin de fumer de tems en items, et qu’on laisse reposer en pâturage avant qu'il soit épuisé: là on a souvent obtenu dix schelfels d’un terrain qui, sans engrais, en aurait à
r en attribuer un plus élevé en éte.
peine donné quatre.
Cette amélioration est bien plus grande et plus durable, si on lui associe un amendement avec du fumier d’étable, lors même que la quantité de celui-ct ne serait pas très-considérable, Si le sol n’est pas dans un état prospère, il convient de lui donner un amendement de quatre chariots de fumier au plus, en même tems qu’on le-marne, ou du moins l’année suivante. Si le terrain est déjà passablement fertile, 1l serait alors à craindre que le blé ne versät; on peut donc retirer deux ou trois récoltes de grains après le marnage, avant de donner des engrais d’écurie. Mais aussitôt que ceux-ci paraissent nécessaires, il ne faut pas hésiter de fumer;.sans cela le terrain serait encore plus épuisé qu’il ne l’eùt été, si l’on n’y eût pas mis de la marne, et il serait alors tres- difficile de le remettre en bon état.
Il est également tres-avantageux de joindre l'emploi du terreau à celui de la


