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Ja charrient aussi sur les sols qui sont en repos; alors l’herbe et les trefles y poussent vigoureusement el donnent un pâturage abondant; au moyen de cela la marne peut facilement être mélée avec le sol, après qu'il a été déchaume à la charrue. Si elle a été charriée avant l'hiver, et qu’elle ait demeuré sur le sol jusqu’au milieu de l’été, elle est ordinairement assez pulvérisée, pour pouvoir être suffisamment mélangée par des labours répétés et par l’action de la herse et du rouleau. Mais celle qui n’a été charriée qu’au printems, se divise rarement assez pour ne pas rester pendant quelque tems en monceaux et en molles dans le sol, après qu’on la rompu. La prennère produit un effet plus immédiat, la dernière un plus tardif; la première année l'effet de celle-ci n’est presque pas sensible,
Quelques culuvateurs voulant profiter immédiatement de la marne qu'ils ont charriée sur leurs terres, sèment sur les terrains ainsi marnés dejà des grains de printems, tels que de l'orge, de. l’avoine ou du blé noir, mais le plus souvent avec peu de succès. Une jachère morte et bien soignée est abso-
lument nécessaire pour que la marne produise promptement son effet.
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Il est superflu de dire que la marne doit être épandue avec soin et d’une maniere parfaitement égale. Après que ce travail est accompli, il convient de donner au sol un fort hersage par un tems sec, et sil y reste des morceaux de marne non-divisés, d’y passer le rouleau, puis de rechef la herse apres que cette marne a recu la pluie et s’est séchée de nouveau. Alors on lui donne Île premier labour, qui doit être aussi superficiel que cela est possible. Après celui-ci l’on en donne encore trois autres, en faisant chaque fois suivre un hersage, et l’on abandonne à la nature la combinaison intime de la marne avec le sol. Si la marne est en mottes, cette combinaison ne peut pas avoir lieu; Île mélange complet ne s'opère alors que peu à peu aux semailles suivantes. Mais jusques-là ce qui ne s’est pas mêlé avec le sol sous la forme d’une pouüre fine, demeure non- seulement inefficace, mais même positivement nuisible à la végétation.
Ç 650.| L'on comprend que les frais du marnage doivent varier infiniment. Le travail de l'extraction et du chargement de la marne dépend essentiellement de la pro- fondeur d’où l’on tire cette substance. Cependant la tenacité de la marne et la quantité d’eau contre laquelle on a à lutter, ne laissent pas d’avoir une grande influence sur ce travail. Si la marne peut être enlevée à mesure qu’elle a ete détachée avec le hoyau, on paie assez généralement de 6 à 8 deniers pour
charger un chariot de 18 pieds cubes. Dans le Holstein on paie pour cela un
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