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2 (1812) Tome second, contenant La fin de l'Économie. L'Agronomie. La premiere partie de l'Agriculture
Entstehung
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246 PRINCIPES RAISONNÉS quelquefois leau provient dune source et est si abondante, quon est obligé d'abandonner la marnière, à moins quelle ne soit assez élevée pour pouvoir être égoutée au moyen dune tranchée souterraine.

Cette circonstance fait que rarement on creuse à plus de dix à douze pieds de profondeur. Cependant quelques cultivateurs nont pas laissé dextraire de le irés-bonne marne à une profondeur double.

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La quantité de marne quil convient de donner à un champ varie beaucoup; elle dépend de la nature de la marne et du sol, et du but qu'on se propose d'atteindre. Plus la marne est calcaire et plus elle produit deffet, par consé- quent, moins la quantité qui doit en être employée est considérable. Lon en- visage alors un marnage de vingt à vingt-cinq charges de dix-huit pieds cubes par Journal, comme assez abondant; cette espèce de marne doit contenir soixante pour cent et plus de chaux; on lemploie sur du terrain glaiseux ou argileux.

Plus l'argile domine dans la marne, plus la quantité quon doit en appliquer au terrain doit être grande, surtout si ce terrain est sablonneux, parce que indépendamment de lamélioration chimique quil reçoit, le sol en obtient aussi une physique et durable. On donne au sol, sur toute létendue du champ, la quanuté dun pouce d'épaisseur, ce qui fait par journal cent vingt chariots tels que ceux dont nous venons de parler. Dans la plupart des contrées, lors- quon a commencé à marner, on a employé la marne en quantité tout aussi grande, quelquefois plus encore, et sans aucun doute il en est résulié un avantage durable et une amélioration de la nature du sol. Cependant je vois que dans tous les pays lon a acquis plus de lumières sur ce procédé, et on Pa pratiqué plus en grand, on est devenu plus économe, et lon sest borne à soisante chariots, quelquefois même à quarante par journal. On a cependant obtenu de ce marnage l'effet quon désirait, seulement il a été moins durable et na été sensible que pendant dix ou douze ans. Mais alors on a trouvé dautant plus d'avantage à le renouveler au bout de douze ou seize ans, ce qui navait pas lieu avec le même succès, lorsque le premier marnage avait été trés-abondant. Cette raison fait quon préfère æppliquer dabord à une plus grande étendue de terrain le travail qu'on peut vouer à cette bonification, et soixante chariots dune marne qui contient environ vingt-cinq pour cent de chaux, sont la pro- portion Îa plus ordinaire; de cette manière la couche qui est ajoutée au sol a environ demi-pouce d'épaisseur, Si la marne contient beaucoup moins de Chaux, et dans ce cas elle ne peut convenir quaux terrains sablonneux, il faut,

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