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2 (1812) Tome second, contenant La fin de l'Économie. L'Agronomie. La premiere partie de l'Agriculture
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D'AGRICULTURE 245 pour épandre. Si au contraire Pon emploie des chevaux de charrue, il faut donner la préférence aux chariots attelés de deux bêtes. Je ne saurais con- sciller les attelages à quatre chevaux, à moins que le chemin ne fut tres-long et difficile*. Sur un chemin de peu détendue, deux chevaux traînent presque autant que quatre. Avec ceux-ci je nai pu charrier que vingt-cinq picds par charge au plus, tandis qu'avec les premiers, on en charrie ordinairement dix- huit à dix-neuf, Le pied de Rhin cube pèse, dans son état d'humidité ordinaire, de cent à cent trois livres poids de Berlin.

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Rarement la marne, surtout largileuse, est homogène dans toute letendue dune marnière. Il est des couches et des places elle contient beaucoup plus de chaux, il en est dautres elle en contient beaucoup moins. Eorsquon m'a pas assez de pratique pour pouvoir distinguer cela à la simple vue, on est obligé davoir souvent recours à une analse superficielle, Ordinairement plus on pénètre profondément, plus la marne devient homogène; souvent il sy trouve des veines des couches de sable. Ce sable est quelquefois très-cal- eaire et alors il est excellent pour les terrains argileux, ou pour être mêle avec le terreau et la tourbe. Mais-si même on ne peut pas faire usage du sable ou de l'argile qui ne contiennent que peu de chaux, il ne faut pas moins sen: débarrasser, et dans ce cas on les jette dans les creux lon ne veut plus travailler.

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Ce sont l'épaisseur et la nature de la couche de marne, qui décident du: plus ou moins de convenance de creuser plus profondément. Ofrdinairement plus on pénètre dans la couche, plus on la trouve calcaire;. mais aussi plus le travail est pénible et coûteux, et même dangereux, si lon ne prend de grandes: précautions. La marne doit alors être jetée sur un échafaud' ou un entrepôt, d seulement on peut fa mettre à portée dêtre chargée sur les voitures: et cela coûte: souvent des frais doubles. Il faut donner une attention suivie à ce que les paroïs ne surplombent pas, et à ce que les ouvriers ne creusent pas au-delà de la ligne perpendiculaire; parce que sans cela léboulement dun des côtés pourrait facilement occasionner des malheurs:

Lorsqu'on pénètre plus avant, on a le plus souvent aussi à lutter contre les eaux qui sy jettent de la superficie du sol, ou quelquefois y filirent au travers: des veines de sable. M faut alors puiser Peau au moyen dune pompe. Mais.

** Et alors il est douteux que le marnage fut une opération très-profitable. Trad,