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244 PRINCIPES RAISONNES
Si tout en n'ayant qu’un même nombre d'ouvriers, on en a un plus grand”
d’attelages, on conduit alors la marne dans les lieux les plus éloignés; si au contraire la proportion des ouvriers est plus forte, on charrie la marne dans les endroits les plus rapprochés.
6 64%.
Lorsqu'on donne ce travail à la tâche, souvent on yÿ comprend le transport; dans ce cas quelquefois on fournit les chevaux et les voitures, d’autre fois le tout est laissé à la charge des entrepreneurs. Le premier cas à lieu lorsqwon a des charrettes et des chevaux particulièrement destinés au charroi de la marne et du terreau; on destine alors à ce travail des bêtes sur lesquelles il ne puisse pas y avoir beaucoup à perdre. Lorsque la plus grande distance ne dépasse pas huit cent quarante à neuf cent soixante pieds de Rhin, on paie dans le Holstein pour un chariot qui contient environ dix-huit pieds cubes, 9 deniers. Si l’on a avec les attelages des valets ou des conducteurs à soi, onne paie, pour charger le chariot, que 6 ou 7 deniers. ci je paie pour charger un tel chariot un mauvais gros*. Îl est entendu, au reste, qu'il ne doit y avoir aucune difficulté extraordinaire dans lextraction de la marne, et qu’il n’est pas néces- saire de tirer cette substance d’une plus grande profondeur, avant de la charger sur les voitures. C’est ainsi qu’on arrange les choses, lorsque; à défaut d’autres occupations pour les attelages de charrue, on les emploie au transport de Îa marne, sans pourtant vouloir les ôter de la direcüon de leurs propres con- ducteurs, pour les abandonner aux ouvriers.
Ce sont les circonstances locales seules qui peuvent décider s’il«convient mieux de tenir des chevaux particuliers pour cet usage, ou d’ÿ employer les attelages de charrue dans les momens de loisir. Si Pon veut donner au charroi de la marne une certaine étendue, le premier parti est presque indispensable, sans cela le travail n'avance qu’en proportion du loisir que les chevaux et les ouvriers ordinaires peuvent avoir. Si l’on consacre des chevaux exclusivement au charroi. de la marne, il faut également.avoir des ouvriers uniquement em- ployés à ce travail.
Le genre des voitures est le plus souvent approprié à Pespèce de chevatix
que l’on emploie. Lorsque ce sont des chévaux consacrés uniquement à ce: g Î Ï
travail, les tombereaux à un cheval sont ce qu’il y a de mieux, et les bêtes s’y habituent à la longue à tel point, qu'un conducteur suflit pour deux ou trois
tombereaux; alors ceux-ci sont versés par les ouvriers qui demeurent au champ
* Environ 13 centimes.
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